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Affaire libyenne : "Je ferai triompher mon honneur", dit Sarkozy

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Affaire libyenne : "Je ferai triompher mon honneur", dit Sarkozy

Photo prétexte Kadhafi Sarkozy
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"Aucun élément nouveau n'a été produit" au cours de la garde à vue, a affirmé jeudi soir l'ancien président français, Nicolas Sarkozy. A l'issue de cette garde à vue mercredi 21 mars, il a été mis en examen pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de détournement de fonds publics libyens". L'enquête, ouverte en 2013, porte effectivement sur des soupçons de financement de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi. Invité sur la chaîne de télévision TF1, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il avait répondu aux enquêteurs "sans être jamais à un moment en difficulté". Selon lui, "Il n'y a pas le moindre élément d'une preuve" à son encontre.

L'ex-chef de file de la droite française, qui nie tous les faits qui lui sont reprochés, s'est dit profondément indigné par cette affaire. "Je dois aux Français la vérité, je n'ai jamais trahi leur confiance !", a-t-il tenu à déclarer. "C'est la France, c'est la fonction (présidentielle) qui est en cause, a-t-il estimé (...) et je ferai triompher mon honneur !", même si cela doit prendre "un an, cinq ans, dix ans", a-t-il précisé.

Au cours de l'entretien télévisé, Nicolas Sarkozy a traité par le mépris ce qu'il a appelé "la bande de Kadhafi", qualifiant ses membres d' "assassins, de criminels, de délinquants". Il a notamment dénoncé les accusations proférées sur Euronews par le fils du dictateur libyen défunt, Saïf al-Islam. Néanmoins, il se sert des propos de ce dernier pour sa défense, estimant qu'ils contredisent le témoignage del'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine.

"Le sinistre Saïf Kadhafi déclare le 16 mars 2011 sur Euronews : Sarkozy doit rendre l'argent qu'on lui a donné, a expliqué jeudi soir l'ex-président français. Et il dit : nous avons les photos, les enregistrements, les virements, les comptes. C'était le 16 mars 2011, nous sommes en mars 2018, il n'y a pas un document, pas une photo, pas un compte, pas une preuve matérielle. Il n'y a que la haine".

Nicolas Sarkozy est également sous contrôle judiciaire. Selon une source de justice, il n'a pas le droit d'entrer en contact avec neuf protagonistes de cette affaire; notamment avec ses deux anciens ministres Claude Guéant et Brice Hortefeux. Il n'a pas non plus le droit de se rendre en Libye bien sûr, mais aussi en Egypte, en Tunisie et en Afrique du Sud.