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Cuba : une transition en trompe-l'œil

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Le nouveau président cubain va devoir maintenir un délicat équilibre entre le respect des principes essentiels du castrisme et le besoin de réformes. Un équilibre que Miguel Diaz-Canel appelle « le perfectionnement du socialisme ».

Washington accueille fraîchement le nouveau leader cubain et fait part de sa déception.

« Les citoyens cubains n'ont pas eu le pouvoir d'influencer ce processus de transition non démocratique. », a déclaré Heather Nauert, porte-parole du Département d’État. « Nous sommes déçus que le gouvernement cubain choisisse de réduire au silence les voix indépendantes et de maintenir son monopole répressif du pouvoir au lieu de permettre au peuple de faire son choix à travers des élections libres. »

Côté pile à Cuba, le système de santé et l'éducation comptent parmi les meilleurs au monde. Côté face, l’économie se caractérise par de nombreuses pénuries et par des salaires très bas.

Dans un discours en 2017, le nouvel homme fort de Cuba se montrait implacable contre toute forme de diversion idéologique. Miguel Diaz-Canel apparaît donc comme un gestionnaire zélé du castrisme.