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Sept ans après leur Printemps arabe, les Tunisiens désignent leurs élus locaux

Sept ans après leur Printemps arabe, les Tunisiens désignent leurs élus locaux
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Par Olivier Schneid avec afp
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Plus de cinq millions de Tunisiens ont été, dimanche 6 mai 2018, appelés à désigner leurs élus locaux, pour la première fois depuis la révolution de 2011. Des quotas ont été instaurés, notamment en faveur des jeunes et des femmes, afin de renouveler le personnel politique.

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Pour la première fois depuis la révolution qu'ils ont menée en 2011 et qui a contraint leur dirigeant, Zine el-Abidine Ben Ali, à l'exil, les Tunisiens étaient invités, dimanche 6 mai 2018, à désigner leurs élus locaux. Plus de 57 000 candidats se sont présentés aux suffrages de 5,3 millions d'électeurs. Des quotas ont été instaurés, notamment en faveur des jeunes et des femmes, afin de renouveler le personnel politique.

Le chef de la première formation politique du pays, Ennahdha, Rached Ghannouchi, a qualifié ce scrutin de "grand jour pour la démocratie islamique en Tunisie". Son parti a déposé des listes dans la quasi totalité des 350 municipalités. Seul son partenaire de coalition, mais rival dans les urnes, Nidaa Tounès, en a fait de même. Les deux domineront en toute logique le paysage politique local. Les résultats seront connus dans quelques jours.

Rached Ghannouchi est un concurrent potentiel du président Béji Caïd Essebsi à l'élection présidentielle de 2019. Il a toutefois déclaré qu'il se présenterait seulement si l'actuel chef de l'Etat, âgé de 91 ans, décidait de ne pas concourir.

L'an prochain, les Tunisiens seront aussi amenés à renouveler leurs députés.

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