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Attaque au couteau : comment prévenir l'imprévisible ?

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Attaque au couteau : comment prévenir l'imprévisible ?

Attaque au couteau : comment prévenir l'imprévisible ?
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REUTERS/Lucien Libert
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Après l'attentat au couteau en plein cœur de Paris, les questions s'accumulent autour du jeune terroriste.

A tout juste 20 ans, le Français d'origine tchétchène, qui a tué un passant et blessé plusieurs personnes samedi dernier, était bien connu des services de renseignement.

Abattu sur place par la police, le djihadiste était "fiché S" depuis près de deux ans pour "sûreté de l'Etat". De quoi raviver la polémique autour de ce dispositif préventif.

Nathalie Griesbeck, qui préside la Commission spéciale sur le terrorisme au Parlement européen, souligne l'importance d'approfondir l'usage de ces fameuses fiches :

"On voit bien que maintenant un grand nombre d'attentats a été commis par des gens qui étaient donc détectés. On avait réussi à les détecter donc il faut vraiment travailler, apporter des réponses quant à l'usage du fichier. Il faut sans doute cibler, faire des perquisitions domiciliaires, faire une surveillance renforcée de ceux dont il apparaît qu'ils sont vraiment porteurs d'une menace assez haute."

Toujours plus de contrôles... mais pas de "risque zéro"

Alors que les parents et un ami de l'assaillant de Paris sont toujours en garde à vue, la police tente d'identifier d'autres complices potentiels.

C'est dans cette idée que l'Union européenne cherche à étendre son système d'échange de renseignements et compte également renforcer la surveillance des citoyens européens, que ce soit dans le contrôle aux frontières, mais également au niveau de la détection des trajets des citoyens européens, et également à la surveillance des comptes bancaires.

"Plus que jamais nous devons avoir une coopération policière, judiciaire et cyber, extrêmement consolidé, ensemble. (...) Sur le financement, des mesures ont été prises et là les états membres participent aussi. C'est-à-dire de regarder les trafics, les transferts de cash, d'argent liquide, les cartes prépayées aussi qui permettent à des individus mal intentionnés de préparer des attaques. On essaie d'agir sur différents niveaux tout en redisant que le risque zéro, la menace zéro n'existe pas", précise Nathalie Griesbeck.

Avec la mort du jeune homme de 29 ans samedi dernier lors de l'attentat à Paris, le bilan des victimes des attentats depuis 2015 s'élève désormais à 246 sur le sol français.