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Questionnement autour de la fausse mort d'Arkadi Babtchenko

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Questionnement autour de la fausse mort d'Arkadi Babtchenko

Questionnement autour de la fausse mort d'Arkadi Babtchenko
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Après le soulagement, les questions. Les autorités ukrainiennes suscitent à présent interrogations et scepticisme après la mise en scène du faux assassinat du journaliste russe critique du Kremlin Arkadi Babtchenko. Les réactions sont nombreuses notamment chez les journalistes.

Reporter Sans Frontière (RSF) a exprimé "sa plus vive indignation à la découverte de la manipulation des services secrets ukrainiens pour leur guerre de l'information". "Il est toujours profondément dangereux que des États jouent avec les faits, et de surcroît sur le dos des journalistes", s’est indigné Christophe Deloire, le secrétaire général de l’ONG sur son compte twitter.

"Je suis soulagé qu’Arkadiy Babtchenko soit vivant ! Mais je déplore la diffusion de fausses informations sur la vie d’un journaliste. Il est du devoir de l'Etat d’informer honnêtement le public", a pour sa part écrit Harlem Désir, le représentant pour la liberté des médias au sein de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Kiev se défend. "Mettre en scène ce meurtre était nécessaire pour déjouer une tentative d'assassinat bien réelle organisée par les services secrets russes et visant Arkadi Babtchenko", a insisté le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkin.

Cette histoire risque d'accentuer encore la méfiance du public vis-à-vis des médias et de l’information en général.

"Chaque fois que vous diffuserez les photos de casques blancs en Syrie, je montrerai cette photo de Babtchenko tué par Poutine. L’Ukraine contrôle ses médias et il ne faut plus faire croire les articles et les photos chocs", a ainsi riposté un activiste pro-russe sur twitter.

Reste une réalité, la réapparition lors d'une conférence de presse-spectacle d’Arkadi Babtchenko, donné la veille abattu de trois balles dans le dos, a été accueillie par des effusions de joie par ses collègues et sa famille.