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Obrador : cauchemar du business mexicain

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Obrador : cauchemar du business mexicain

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La victoire annoncée du candidat de la gauche mexicaine donne des sueurs froides aux milieux d'affaires qui craignent un cataclysme économique et la fermeture des marchés.

Les détracteurs d'Andres Manuel Lopez Obrador parlent d'un Hugo Chavez mexicain et sont traumatisés par ses attaques contre ce qu'il appelle "la mafia du pouvoir" des riches, l'élite politique et les "privilèges" des fonctionnaires.

Andres Manuel Lopez Obrador, candidat à la présidence du Mexique : "Nous allons mettre fin à la corruption ! Et ensuite mettre fin aux privilèges."

Désormais favori des sondages le candidat de la gauche veut rassurer quant à ses intentions réelles une fois élu.

Andres Manuel Lopez Obrador, candidat à la présidence du Mexique : "J'ai confiance, ce sera un changement positif pour le pays. Cela va aller très bien pour tous les Mexicains, et il n'y aura aucune mesure de représailles."

Face à un scrutin qui semble joué d'avance, les conservateurs espèrent que les réalités économiques imposeront aux élus d'adopter des compromis.

"Tous les candidats élus auront besoin du secteur privé" dit ainsi Gustavo de Hoyos, le chef du patronat mexicain.

De son côté le milliardaire Carlos Slim Helú sort le dossier de l'aéroport international de Mexico en forme de mise en garde.

Avant de se rétracter, le candidat Obrador avait annoncé qu'il annulerait le projet s'il était élu.

L'homme d'affaires dénonce une décision qui donnerait un mauvais signal pour l'économie du pays.

Carlos Slim Helú, homme d'affaires : "Et bien, je m'inquiéterais et j'aurais peur de tout ce qui pourrait suivre, je pense que ce serait le mauvais critère d'investissement."

Le candidat de la gauche prône un nationalisme économique qui passerait par une renégociation des contrats d'exploitation du pétrole mexicains.

La perspective d'une victoire à la présidentielle d'AMLO, le surnom du candidat de la gauche, fait trembler les cours en bourse des entreprises pétrolières du pays.

Devant les craintes et la volatilité des marchés, le conseiller économique d'AMLO répète devant la presse qu'aucune révolution n'est à prévoir.

Alfonso Romo, conseiller du candidat Obrador : "Nous répétons que nous allons maintenir et défendre tout ce qui fonctionne et tout ce qui est juste."

Dans la dernière ligne droite avant le scrutin, AMLO multiplie les signes d'apaisement.

Face à la fébrilité des milieux d'affaires, le candidat du peuple s'entoure d'économistes et assure qu'il ne conduira ni expropriation, ni nationalisation.