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Rafael Correa : "l'Equateur est une république bananière"

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Rafael Correa : "l'Equateur est une république bananière"

Rafael Correa : "l'Equateur est une république bananière"
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C'est dans une banlieue anonyme de Bruxelles que réside désormais Rafael Correa, l'ancien président de l'Equateur. Depuis hier, la justice de son pays a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour avoir commandité une tentative d'enlèvement en 2012. La justice équatorienne a demandé à Interpol de procéder à son arrestation. Euronews a parlé en exclusivité avec celui qui clame son innocence.

"Ce n'est pas sérieux. Avec peine, je dois dire que l'Equateur doit être considéré à nouveau comme une République bananière. Aucun pays sérieux ne va prendre en considération un mandat d'arrêt aussi clairement politique, aussi illégal et aussi absurde. En commençant par la Belgique. Même Interpol, si elle analyse bien le cas, doit rejeter cette notice rouge* pour la pure et simple raison que c'est un cas politique."

Rafael Correa est installé en Belgique depuis mai 2017, après avoir quitté le pouvoir.

Fernando Balda, ex-parlementaire du Parti Société Patriotique (PSP), opposé à Rafael Correa, affirme qu'en 2012 à Bogota, cinq personnes, agissant sur ordre présidentiel, l'avaient contraint à monter dans une voiture. Mais la police colombienne avait intercepté le véhicule et fait échouer l'enlèvement.

* La notice rouge correspond à une demande de localisation et d’arrestation d’une personne recherchée par une juridiction ou par un tribunal international en vue de son extradition.