DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Grèce : avant/après la crise, les chiffres-clés

Vous lisez:

Grèce : avant/après la crise, les chiffres-clés

Grèce : avant/après la crise, les chiffres-clés
Taille du texte Aa Aa

Après dix années de perfusion financière, la Grèce est officiellement sortie ce lundi de son troisième plan d’aide négocié dans la douleur il y a tout juste trois ans. En dix ans, le pays aura bénéficié de quelque 288 milliards d’euros de prêts de ses créanciers (FMI, UE et BCE) pour éviter la banqueroute. Si le troisième programme d’assistance financière touche à sa fin, la Grèce n’est pas encore sortie d’affaire comme le montrent les principaux indicateurs économiques.

Signe de la méfiance persistante des créanciers de la Grèce, le pays restera d’ailleurs sous étroite surveillance.

Le pays a perdu 25% de sa richesse

Principal indicateur de la santé économique d’un pays, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce témoigne de la violence de la crise qui a secoué le pays. En huit ans, le PIB grec a chuté de 25%, passant de 226 milliards d’euros à 177 milliards en 2018, selon la Banque mondiale.

Huit ans plus tard, le pays a néanmoins renoué avec la croissance : après une période de récession chronique, la Grèce est repassée au vert en 2017 (+1,4%) et la croissance pourrait frôler les 1,9% en 2018.

Un solde budgétaire positif

Bonne nouvelle malgré tout : après huit d’austérité, le pays est non seulement parvenu à équilibrer ses comptes publics mais dégage même un excédent. C’est le maquillage des comptes publics grecs qui avait été à l’origine de la crise. Alors que le pays était censé ne pas dépasser les 3% de déficit budgétaire autorisé par le Pacte de stabilité, le gouvernement socialiste de George Papandreou avait annoncé en 2009 que le déficit dépassait en réalité les 12%.

Un taux de chômage en baisse

Même s’il reste très élevé, le taux de chômage de la Grèce accuse une baisse certaine. Alors qu’en 2010, ce taux dépassait les 21%, huit ans plus tard, 19,5 % de la population active du pays demeure t sans emploi. Les années d'austérité ont conduit à une montée en flèche du chômage en Grèce, avec un taux record de 27,9 % enregistré en septembre 2013. La situation est bien pire pour les jeunes : en février 2013, 60,2 % d'entre eux étaient sans emploi. En mai dernier, il y en avait 39,7%.