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Les "bébés volés" espagnols attendent une première condamnation

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Les "bébés volés" espagnols attendent une première condamnation

Les "bébés volés" espagnols attendent une première condamnation
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Le premier procès des "bébés volés" sous la didacture de Franco n'attend plus que son épilogue à Madrid.

Un trafic d'enfants instauré sous Franco, perpétué en temps de démocratie

Ce mardi, le parquet a requis 11 ans de prison à l'encontre d'un médecin octogénaire. Eduardo Vela est soupçonné d'être l'un des principaux acteurs d'un vaste trafic d'enfants, instauré dans les années 1930 et qui aurait perduré jusqu'à la fin des années 1980.

Les bébés étaient déclarés morts à leurs parents juste après l'accouchement et adoptés par des couples stériles.

Des faits bien souvent prescrits

Eduardo Vela aurait ainsi séparé Inès Madrigal de sa mère biologique, il y a 49 ans....des faits qu'il a avoués en caméra cachée à des journalistes de la télévision française.

Pour la principale intéressée, ce mardi "est un jour important".

"Nous attendons le verdict de ce procès avec impatience. Nous espérons que le témoignage des journalistes françaises va permettre de rendre justice dans ce pays et qu'au moins une personne impliquée dans le trafic de bébés sera condamnée", explique Inès Madrigal.

Cette pratique a débuté pendant la répression qui a suivi la guerre civile.

Les enfants des opposants étaient volés pour être placés dans des familles favorables au régime de Franco. Un moyen pour les autorités d'éviter que le "gène du marxisme" ne se perpétue. Le vol de bébés aurait perduré ensuite pour des raisons financières.

Moins médiatique que le mouvement des grands-mères de la place de mai en Argentine, le combat des enfants volés espagnols n'en est pas moins important. Au contraire.

Plus de 2000 plaintes ont été déposées mais n'ont pu aboutir en raison de la prescription des faits.

Le verdict devrait être prononcé d'ici à un mois.