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Offensive d'Idleb : "il y a urgence" dit l'ONU

Offensive d'Idleb : "il y a urgence" dit l'ONU
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Par Sandrine Delorme avec AFP, Reuters, APTN
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"La Russie et la Turquie doivent se parler d'urgence pour éviter un bain de sang en Syrie et une aggravation de la catastrophe humanitaire". Un conseil de sécurité des Nations unies sur la situation à Idleb est prévu vendredi.

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Après 22 jours de pause, les avions russes ont de nouveau bombardé des secteurs du sud et du sud-ouest de la province rebelle syrienne d'Idleb, alors que les troupes du régime de Damas continuent de se rassembler dans la perspective d'une offensive massive.

Ces bombardements inquiètent au plus haut point les Nations unies et les Américains qui ont convoqué une réunion du conseil de sécurité pour vendredi.

Si hier, Donald Trump mettait en garde la Syrie, la Russie et l'Iran contre une potentielle "tragédie humaine", l'émissaire de l'ONU pour la Syrie a appelé la Russie et la Turquie à se parler en urgence pour éviter un bain de sang.

Car la Turquie a elle aussi massé des troupes armées à sa frontière sud-ouest avec la Syrie. Elle semble prête à intervenir pour éviter un nouvel afflux de réfugiés syriens sur son territoire à quelques jours des discussions du sommet entre Ankara, Moscou et Téhéran.

Selon l'envoyé spécial de l'ONU en Syrie, Staffan de Mistura, la situation est critique :

"Jusqu'ici, les rencontres entre les protagonistes turcs et russes n'ont pas pas été concluantes, et nous avons eu vent d'informations dans les médias selon lesquelles le gouvernement syrien s'est donné autour du 10 septembre pour lancer son attaque. D'où l'urgence."

Idleb abritent 2,9 millions de personnes. Selon l'ONU, une offensive pourrait engendrer jusqu'à 800 000 déplacés et aggraver la catastrophe humanitaire.

REUTERS/ Khalil Ashawi/ 30 juillet 2018
Camp de femmes déplacées dans la province d'IdlebREUTERS/ Khalil Ashawi/ 30 juillet 2018
REUTERS/Ammar Abdullah/ 8 juin 2017
Place de l'horloge dans la ville d'IdlebREUTERS/Ammar Abdullah/ 8 juin 2017

Cette opération militaire en préparation mènerait à une confrontation entre la Turquie qui soutient une partie des rebelles syriens et les alliés russes et iraniens qui soutiennent Bachar al-Assad.

Les Etats-Unis ont expressément fait savoir qu'ils ne toléreraient aucune utilisation d'armes chimiques. Mais ce serait la Turquie qui pourrait détenir les clefs de cette nouvelle crise, en choisissant ou non de continuer à soutenir les rebelles. Il y a** sur place environ 10.000 combattants djihadistes de l'ex Front al-Nosra, branche d'al-Qaïda en Syrie selon l'ONU. **

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés. Malgré plusieurs cycles de pourparlers, l'ONU n'est pas parvenue à trouver une résolution au conflit.

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