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Hambourg, dernier théâtre du clivage sur l'immigration en Allemagne

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Hambourg, dernier théâtre du clivage sur l'immigration en Allemagne

Hambourg, dernier théâtre du clivage sur l'immigration en Allemagne
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C'était au tour de Hambourg d'accueillir les dernières manifestations anti-xénophobe et anti-immigration, preuve du clivage de la société allemande... Hier, dans le centre-ville, des dizaines de milliers de personnes ont protesté contre ce qu'elles considèrent comme une recrudescence de la xénophobie et une résurgence du nazisme suite aux deux jours de manifestations de l'extrême droite à Chemnitz.

"Le fascisme s’installe dans ce pays et la société civile doit agir maintenant pour prouver que nous sommes une démocratie forte".

"Je pense qu'il est particulièrement important en ce moment de descendre dans la rue pour envoyer un message contre le fascisme, nous sommes une société cosmopolite. C'est ce que représente Hambourg et nous devons nous engager."

Des scènes comme celles-ci en ont horrifié plus d'un. Des membres de l'extrême droite descendant en force dans les rues, poursuivant les étrangers, affrontant parfois la police après la mort d'un Allemand dans une rixe qui aurait impliqué deux migrants syrien et irakien...

Depuis lors, la majorité silencieuse, "la voix de la décence", a été invitée à s'exprimer...

Hier soir, à Hambourg, les forces de police s'étaient donc préparées au pire avec le rassemblement des pro-nationalistes et anti-immigration. Mais moins de 200 personnes se sont finalement montrées pour entendre leur porte-parole, un nombre bien inférieur à Chemnitz.

Parmi elles, Christoph Grimm, un membre du parti extrêmiste AfD, Alternative für Deutschland, de Mecklembourg-Poméranie, a de nouveau condamné la politique migratoire d'Angela Merkel :

"C'était une grave erreur de la part de Merkel qui devrait en avoir honte. Nos frontières sont aussi ouvertes que des portes de granges. Nous ne demandons même pas qui entre ou de quel pays ils viennent. Nous ne demandons même pas de preuve d’identité."

Les Allemands impliqués dans les violences de ces manifestations anti-migrants ne sont qu'une minorité, mais une minorité que la chancelière allemande ne peut plus ignorer après avoir dénoncé l'irruption de la "haine dans la rue".