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Le bal du tourisme lunaire ouvert par SpaceX ?

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La Lune va-t-elle devenir une destination touristique comme les autres dans les prochaines décennies ? Un petit pas dans ce sens vient d'être concrétisé par SpaceX. L'entreprise spatiale américaine vient en effet d'annoncer la signature de son premier contrat pour un vol privé autour de notre satellite. Toutefois, ce voyage lunaire ne sera une réalité que dans plusieurs années, car la fusée, baptisée BFR pour "Big Falcon Rocket", qui permettrait ce trajet est encore en développement.

Si SpaceX n'a pas encore dévoilé l'identité de ce premier touriste lunaire, le PDG de la compagnie a toutefois donné quelques indices. Elon Musk, répondant à des demandes de précisions sur Twitter, a ainsi publié un drapeau du Japon, laissant pernser que ce voyageur mystérieux pourrait être japonais.

Fort de cette piste, de nombreux internautes ont vu l'ombre de Daisuke Enomoto, un homme d'affaires japonais de 47 ans, qui devait devenir en 2006 le quatrième touriste de l'espace. Mais après avoir échoué aux tests médicaux, ce dernier n'avait pas pu rallier la Station spatiale internationale.

Mais le suspense ne sera pas long. En effet, Le nom de l'heureux élu sera annoncé le 17 septembre lors d'une conférence diffusée en direct sur le site web de SpaceX.

La compagnie américaine a également rappelé que seuls 24 astronautes sont allés sur la Lune dans l'histoire de l'humanité et que depuis 1972, avec le programme Apollo 17 de la Nasa, plus aucune mission habitée n'est retournée dans l'orbite lunaire.

SpaceX n'a pas indiqué la somme que son premier client va débourser pour son petit tour autour de la Lune. A titre de comparaison, les précédents touristes spatiaux ont tous payé des dizaines de millions de dollars pour pourvoir passer quelques jours dans la Station spatiale internationale. Le premier d'entre-eux, l'américain Dennis Tito, avait dû signer en 2001 un chèque de 20 millions de dollars à l'agence spatiale fédérale russe pour prendre place à bord d'une capsule Soyouz.

Egalement baptisé "Big Fucking Rocket", soit littéralement la "Putain de grosse fusée", par Elon Musk, la BFR devrait être une des fusées les plus puissantes de l'histoire. Ce programme, qui avait été présenté en septembre 2017, repose sur la mise au point d'une fusée de 106 mètres de haut, pour 9 de large. L'engin sera divisé en deux étages. Le premier sera réservé aux 31 moteurs, qui devraient produire une poussée de 10,8 millions de livres, soit bien davantage que la fusée Saturn V (7,9 millions de livres) qui avait envoyé des astronautes sur la Lune dans les années 60 et 70. Le second étage, lui équipé de 6 moteurs, pourra être décliner en plusieurs modules : cargo, ravitailleur ou vaisseau de transport. Les premiers vols du BFR, qui pourrait un jour accomplir des missions sur Mars, sont prévus en 2020.