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Euro-2024: l'Allemagne mise sur son expérience et sa stabilité

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Euro-2024: l'Allemagne mise sur son expérience et sa stabilité

Euro-2024: l'Allemagne mise sur son expérience et sa stabilité
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L'Allemagne, habituée à organiser des grands événements, se présente avec un dossier solide dans la course à l'Euro-2024, que pourrait cependant affaiblir des considérations extra-sportives, comme la récente polémique autour des internationaux d'origine turque.

. Les + et les - de la candidature allemande:

+ L'habitude des grands événements

Mondial-2011 dames de football, Mondial-2017 dames de handball et 2019 messieurs de handball, ou encore championnats d'Europe d'athlétisme en août dernier. Depuis le Mondial-2006, l'Allemagne est parfaitement rodée à l'organisation de grands événements, localement ou au niveau national. Cette expérience est mise en avant par le comité de candidature. "Toutes les structures politiques et du football sont en place en Allemagne, avec une histoire longue et stable d'organisations réussies", note le rapport d'évaluation de l'UEFA.

+ Des stades et des infrastructures modernes

"Nous avons des stades modernes et une bonne infrastructure. Chez nous le football est chez lui", a lancé Philipp Lahm, capitaine de l'équipe championne du monde 2014, pressenti pour devenir le patron du Comité d'organisation de l'Euro-2024 en cas de victoire allemande. Les dix villes qui ont fait acte de candidature pour accueillir les matches possèdent des stades magnifiques, dont la plupart avaient été entièrement modernisés pour le Mondial-2006 et ne nécessitent que des adaptations mineures.

+ La culture du foot

Avec une fréquentation moyenne de plus de 40.000 spectateurs par match de Bundesliga, l'Allemagne reste depuis des années tout en haut du classement des championnats européens. Le Mondial-2006 avait établi ce qui était à l'époque le deuxième score d'affluence le plus élevé de toute l'histoire des Coupes du monde, avec 52.491 spectateurs par match, devancé seulement par les Etats-Unis 1994 et leurs stades géants (68.991).

"Il y a en Allemagne un climat largement répandu de soutien pour le football européen, aidé par l'expérience positive du +conte de fées+ de la Coupe du monde FIFA en 2006", note le rapport d'évaluation.

Des supporters "ultras" en guerre avec la DFB s'opposent à la candidature, mais ils restent minoritaires.

+ Les euros de l'Euro

Pour les sponsors et pour l'UEFA, un tournoi en Allemagne serait financièrement plus rentable qu'en Turquie. Les dix stades allemands pourraient accueillir en principe 2,78 millions de spectateurs, 290.000 de plus qu'en Turquie. "Pour le développement du football et de l'UEFA il est très important de gagner autant d'argent que possible avec le tournoi, pour pouvoir répartir ensuite les sommes entre toutes les fédérations européennes", a clairement dit le président de l'UEFA Aleksander Ceferin.

- La polémique autour des "Turcs"

Mesut Özil, le talentueux milieu de terrain d'Arsenal, a claqué la porte de la sélection après le Mondial en accusant les dirigeants de la Fédération allemande (DFB) de "racisme". Pour avoir posé en photo avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, Özil et son équipier de la Mannschaft Ilkay Gündogan ont été la cible d'une campagne aux relents xénophobes, relayée par la presse populaire et exploitée par l'extrême droite. Dans une compétition qui les oppose justement aux Turcs, l'affaire fait mauvais effet dans le dossier allemand.

- Les soupçons sur le Mondial-2006

L'enquête dure depuis des années et est loin d'être finie. La justice soupçonne le comité de candidature de l'Allemagne d'avoir acheté des voix pour obtenir l'organisation du Mondial-2006, au détriment de l'Afrique du Sud. Franz Beckenbauer, l'idole nationale, est sous le coup d'une enquête et se terre dans sa résidence autrichienne. Trois anciens patrons du foot allemand sont inculpés, pour avoir tenté de dissimuler l'existence d'un fonds secret de 10 millions de francs suisses (6,7 millions d'euros à l'époque) qui aurait servi à acheter des voix.

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