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#MeToo : un an de remise en cause de la domination masculine

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#MeToo : un an de remise en cause de la domination masculine

#MeToo : un an de remise en cause de la domination masculine
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Le 5 octobre 2017, le New York Times donnait la parole aux actrices harcelées par le puissant producteur hollywoodien Harvey Weinstein. La mèche était allumée, l'explosion de cette affaire allait engendrer une libération de la parole des femmes. En France, la journaliste Sandra Muller appelle à dénoncer le harcèlement sexuel au travail sous le hastag #Balancetonporc et deux jours plus tard, l'actrice américaine Alyssa Milano lançait #MeToo.

La naissance du mouvement Me Too provoque une onde de choc mondiale, les témoignages sur les réseau sociaux affluent, les manifestations se multiplient.

Dans le milieu du cinéma, cela se traduira d'abord par l'inculpation d'Harvey Weinstein pour viol et agressions sexuelles, il perd tout ou presque. Kevin Spacey est ensuite accusé d'avoir agressé plusieurs hommes, il est limogé de sa série phare et effacé d'un film de Ridley Scott.

Puis d'autres milieux sont touchés fin 2017: celui de la politique. Exemple, au Royaume-Uni, le ministre de la Défense Michael Fallon, accusé de harcèlement sexuel, est obligé de démissionner, puis moins de deux mois plus tard ce sera au tour du vice-Premier ministre Damian Green.

Dans le milieu des "Nobel", le scandale et la condamnation du mari d'une académicienne, le français Jean-Claude Arnault à deux ans de prison, fait imploser l'académie suédoise. Résultat pas de prix Nobel de Littérature cette année. Cela n'était pas arrivé depuis 50 ans.

Le monde du sport n'a pas été épargné non plus avec les accusations récente contre Cristiano Ronaldo... Et même la sphère religieuse est touchée. Aucun milieu n'échappe à cette vague massive de révélations des femmes qui remet en cause la domination masculine dans nos sociétés.