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Un détecteur de mensonge aux frontières de l'UE ?

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C'est qu'après avoir dialogué avec un avatar que nous pourrions traverser les douanes à l'avenir. Fait important : il sera capable de déceler les mensonges.

Qu'elle rassure ou inquiète, la technologie sensée équiper les postes-frontières du futur, présentée ce samedi au forum technologie de l'Université de Manchester, ne laissera personne indifférent.

Comment ça marche ?

Au moment de traverser la frontière, un avatar de douanier apparaît à l'écran et discute avec le voyageur. Ses questions sont les mêmes qu'un agent classique. Mais d'après les scientifiques qui l'ont mis au point, ce robot peut déceler si le voyageur ment sur les motifs de son voyage.

Auparavant, le voyageur aura rempli un document déclinant son identité et les raisons de son voyage.

"Il examine le comportement non-verbal. Des micro-gestes ou micro-expressions. Il ne regarde pas si la personne sourit ou fronce les sourcils", prévient Keeley Crockett, chercheuse à la Manchester Metropolitan University.

"Il remarquera en revanche un tout petit mouvement, comme un œil qui bouge à gauche ou à droite. Nous utilisons ces données et le combinons avec un "barème de risque", pour définir si une personne ment ou non", poursuit-elle.

Ce n'est pas tout : le e-douanier contrôle aussi notre voix, les veines de notre paume, et nos empruntes digitales. On est loin de la reconnaissance faciale avancée, technologie déjà installée dans certains aéroports européens.

La technologie, baptisée iBorderCtrl, a été financé à hauteur de quatre millions d'euros par l'Union européenne via son projet Horizon 2020. Il a pour objectif de rendre ses frontières plus sûres sans ralentir la circulation des personnes, d'après l'UE.

iBorderCtrl sera testé dès le mois prochain dans trois postes-frontières en Grèce, en Lettonie et en Hongrie.