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Nucléaire : l'heure des explications entre Moscou et Washington

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Nucléaire : l'heure des explications entre Moscou et Washington

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Faire pression sur la Russie pour qu'elle rentre dans le rang ou volonté réelle de sortir du traité nucléaire qui a mis fin à la course aux armements de la Guerre froide ? Donald Trump indique en tout cas qu'il a une bonne raison de le dénoncer : "La Russie a violé l'accord. Ils le violent depuis des années, je ne sais pas pourquoi le président Obama n'a pas négocié ou ne s'est pas retiré... Nous n'allons pas les laisser violer un accord nucléaire et poursuivre leur course à l'armement, nous ne sommes pas autorisés à le faire."

Signé en 1987 par Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan, le traité INF interdit les missiles nucléaires et conventionnels dont la portée se situe entre 500 et 5.500 km.

Berlin a aussitôt critiqué l'annonce américaine et exhorté les États-Unis à réfléchir aux conséquences de cette décision sur l'Europe et le reste du monde.

La Russie rejette les accusations de Washington et dénonce "un pas très dangereux". Des mesures de rétorsion pourraient même même être prises. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale est à Moscou pour expliquer la décision américaine.

Parmi les plus déçus, le dernier dirigeant de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev, à l'origine de la signature en 1987 de cet important traité de désarmement qui dénonce "le manque de sagesse" du président américain : "Je pense que l'opinion la plus complète à ce sujet et que je partage totalement, a été exprimée par le président Vladimir Poutine."

C'est en tout cas un nouveau coup porté contre le système de stabilité mondiale. Depuis, 2002, les États-Unis ne font plus partie du traité ABM sur les missiles anti-balistiques.

avec AFP et Reuters