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Boca-River, à la folie

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Boca-River, à la folie

Boca-River, à la folie
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D'un côté, Boca Juniors. De l'autre, River Plate. Les deux plus grands clubs d'Argentine, les deux rivaux de Buenos Aires se sont qualifiés cette semaine pour la finale de la Copa Libertadores, la Ligue des Champions sud-américaine. Le club de Marcelo Gallardo a sorti Grêmio (0-1, 2-1), celui de Guillermo Barros Schelotto s'est lui débarassé de Palmeiras (2-0, 2-2).

Plus fort encore qu'un Real-Barça

Boca-River, c'est le Superclásico, plus fort encore qu'un Real-Barça. Une folie qui s'empare de la capitale argentine et qui enflamme les temples du football que sont la Bombonera et le Monumental.
River Plate, le club de la bourgeoisie, habillé de son élégant ruban rouge, a remporté 36 championnats et 3 Libertadores (1986, 1996, 2015).

Boca Juniors, le club du peuple, le club de Maradona, de Riquelme ou Tévez ne compte que 33 titres nationaux. Mais le Xeneize est un spécialiste de la Libertadores, 6 fois vainqueur (1977, 1978, 2000, 2001, 2003 et 2007).

Le président Macri, président le plus titré de l'histoire de...Boca

Depuis le début des années 2000, le club a disputé 6 finales pour 4 sacres, à chaque fois sous la présidence d'un certain Mauricio Macri, aujourd'hui président de la République.

« Si les deux clubs se qualifient, ce sera de la folie, avait-il prévenu. Nous allons passé trois semaines sans dormir. »

Le supporter a parlé, mais le dirigeant politique également. Car Boca-River, ce n'est pas seulement une rivalité, c'est aussi de la haine.

Ces dernières années, les difficultés économiques du pays ont exacerbé les relations sur et en dehors du terrain. Depuis plusieurs saisons, les bagarres générales se multiplient entre joueurs du Superclásico. Les cartons rouges pleuvent, à l'image de ces rencontres houleuses de janvier 2017, ou février de l'année précédente.

Passion, folie et débordements

Dans les tribunes, le spectacle est toujours au rendez-vous. Rouleaux de papier toilette, fumigènes, chants interminables, l'ambiance est indescriptible. Une transe du supporter.

Mais depuis 2014, les déplacement de supporters sont interdits, pour éviter tout incident entre hinchas. Car, parfois, la folie déborde.

Lors d’un Superclásico disputé en 1994 à la Bombonera, un car de supporters Millonarios fut bloqué par des hinchas Xeneizes. Deux supporters de River sont morts dans l'embuscade. En 2010, au Monumental, les hinchas de Boca jetèrent des torches allumées dans la tribune inférieure… où se trouvaient les fans de River.

En 2015, à la mi-temps d'un 8ème de finale de Libertadores, un hooligan de Boca parvint même à jeter du gaz piment sur les joueurs de River, provoquant l'exclusion de la compétition de son club.

Verdict le 24 novembre

Boca-River, c'est enfin un joli pied de nez à l'histoire. Le choc parfait pour la dernière édition de la compétition avec une finale jouée sur matches aller-retour.

Rendez-vous le 10 novembre à la Bombonera et le 24 novembre pour le dernier acte, du côté du Monumental.

Le onze de River Plate

Le onze de Boca Juniors