DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Éducation : une initiative japonaise unique au Rwanda

Vous lisez :

Éducation : une initiative japonaise unique au Rwanda

Éducation : une initiative japonaise unique au Rwanda
Taille du texte Aa Aa

Dans cet épisode de Global Japan, nous découvrons à Tumba dans le nord du Rwanda, une école développée avec le soutien du Japon qui forme des techniciens de haut niveau pour répondre aux besoins de ce pays en plein boom économique.

L'école technique IPRC Tumba est devenue une référence au Rwanda, mais aussi dans toute l’Afrique de l’Est. La force de cet établissement, c’est de former à des techniques précises qui correspondent parfaitement aux besoins d’un pays comme le Rwanda pour accompagner et développer sa croissance économique, créer des emplois et – c’est important – susciter des vocations.

La collaboration japonaise à Tumba date du début des années 90. Après le génocide, l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a relancé des projets sur place dans des secteurs clés : les technologies de l'information, l'électronique et les télécommunications, ainsi que les énergies renouvelables.

Entre 2007 et 2018, des techniciens japonais sont venus régulièrement au Rwanda. Près de 2000 jeunes ont été diplômés. Un échange particulièrement fructueux puisque les Japonais ont partagé leur savoir-faire technique, mais aussi parce qu'ils ont insufflé un état d'esprit et une pédagogie qui leur est propre.

Plusieurs anciens étudiants de Tumba ont par ailleurs, profité de l'opportunité d'aller au Japon dans le cadre de l'Initiative ABE, un programme du gouvernement japonais qui permet à de jeunes Africains d'obtenir un master et d'effectuer des stages en entreprise.

Cette action de la JICA est un réel succès. Le taux d'emploi des anciens élèves de l'école de Tumba est de 75% et leurs employeurs se disent satisfaits à 85%.

Les objectifs des projets de la JICA sont à la fois économiques et sociaux, deux éléments clés dans ce pays qui connaît une croissance de près de 8% par an depuis le début des années 2000. Ce qui participe évidemment à l'effort de réconciliation nationale.