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Paris SG : Tuchel, le défi du gestionnaire

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Le stratège laisse place au gestionnaire : le coach parisien Thomas Tuchel, encensé pour son coup tactique contre Liverpool, doit faire aussi bien au niveau des ressources humaines, mercredi à Strasbourg en L1 (21h00), entre ego à gérer et blessures à éviter, à une semaine d'un déplacement européen capital à Belgrade.

Avec un match en moins dorénavant à jouer, la leçon sera-t-elle retenue en Alsace ? Les deux stars du PSG Neymar et Kylian Mbappé, alignés dimanche à Bordeaux (2-2) malgré des adducteurs en délicatesse et une alerte à l'épaule, ont une nouvelle fois suscité quelques frayeurs.

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Le N.10 brésilien, victime d'une rechute, sera forfait mais attendu à l'entraînement "vendredi ou samedi", tandis que Mbappé a simplement été touché par des crampes. Plus de peur que de mal...

A moins d'une semaine du déplacement décisif à Belgrade pour la qualification en Ligue des champions, le 11 décembre prochain, Thomas Tuchel est face à un dilemme en raison du report du match contre Montpellier, initialement prévu samedi prochain.

Ne prendre cette fois aucun risque avec ses titulaires principaux ou mettre l'équipe-type pour la dernière répétition avant le choc contre l'Etoile Rouge ?

La réponse se situe entre les deux. "C'est nécessaire de changer quelques positions et de jouer avec beaucoup de joueurs qui sont frais, qui veulent montrer qu'ils sont prêts pour (mercredi). On va avoir quelques changements", a annoncé mardi Tuchel.

"C'est une situation nouvelle qu'il faudra gérer. Notre défi sera de trouver un bon plan pour s'entraîner et se reposer, afin d'être en top forme à Belgrade", a-t-il ajouté.

- Non dogmatique -

Intouchable en Ligue 1 avec 14 points d'avance sur le 2e Montpellier, Paris, déjà sacré champion d'automne, voudra réenclencher un cycle de victoires en championnat après avoir vu sa série de 14 succès d'affilée se terminer en Gironde.

Surtout que Strasbourg avait infligé sa première défaite au PSG en championnat la saison dernière (2-1). Le club alsacien, rêve de rééditer l'exploit quasiment un an après jour pour jour.

Au-delà de la nécessité de rester invaincu sur la scène domestique, l'enjeu principal pour le technicien allemand sera distribuer un temps de jeu optimal à ses joueurs, à commencer par certains cadres mécontents comme Edinson Cavani, souvent sortis en cours de jeu, ou Adrien Rabiot, cantonné sur le banc pour des raisons "sportives".

"C'est normal, mais la situation est comme ça", a souligné Tuchel.

Autre cas, la répartition du poste de gardien entre Gianluigi Buffon, qui voudra enchaîner avant la Ligue des champions, et Alphonse Aréola, l'autre "N.1 bis" qui a vu l'Italien prendre sa place lors des matches importants. "Je suis très contents des deux, honnêtement il n'y a pas de hiérarchie", a-t-il encore affirmé.

- "Il a imposé sa personnalité" -

Malgré ce numéro d'équilibriste permanent, Tuchel "est en train de réussir son pari" dans la gestion humaine, selon Bernard Lama, à l'image du cas Neymar, tombé sous son charme.

"C'est un jeune entraîneur qui n'est pas sur un positionnement dogmatique donc lui-même se remet en question. Je pense qu'il a abordé les choses par le bon bout, le côté affectif. Les joueurs brésiliens, par exemple, ont besoin d'un environnement pour s'exprimer, et je pense qu'il a compris ça", confie à l'AFP l'ancienne vedette du PSG (1992-2000).

"Il les implique tous. Il n'a pas 11 titulaires et 10 remplaçants. Il y a un groupe et tout le monde peut jouer, vu qu'il y a suffisamment de matches. Et donc du coup tout le monde est responsabilisé", a-t-il ajouté.

Adepte du "happy management", l'ancien coach de Dortmund démontre qu'il sait aussi manier le bâton et lancer des jeunes comme Moussa Diaby ou Stanley N'Soki à la place d'un "titulaire".

Exemple ? Kylian Mbappé et Adrien Rabiot, privés d'une titularisation contre Marseille (2-0) en octobre, en raison d'un retard à la causerie d'avant-match.

"Il a imposé sa personnalité, et ça c'est très important, a encore salué Bernard Lama. C'est quelque chose que n'avait pas réussi à faire le précédent (Unai Emery). A partir de là, il a l'assentiment des joueurs". Une des clés de la réussite actuelle.

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