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Les défenseurs de la démocratie se rebellent contre "Viktator"

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La Hongrie se déchire... ou comment la télévision nationale est devenue en quelques heures le symbole d'un pouvoir qui "confisque" la démocratie. C'est ce que disent les manifestants qui tous les soirs désormais se retrouvent devant le siège de MTVA, ce service public qui ne leur donne plus la parole.

Peter Niedermuller, député de l'opposition : "La télévision publique hongroise est clairement la principale chaîne d’information pour les habitants des petits villages ou des petites villes en dehors de Budapest ou des grandes villes. Et nous n'avons aucune possibilité de transmettre notre message sur cette télévision d'État, et c'est la raison pour laquelle nous protestons. Il n'y a pas de liberté des médias ni de pluralisme des médias en Hongrie."

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Diáktüntetés fosszília: Viktátor! Nem maradunk csendben!

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Viktor Orban, ou plutôt "Viktator", comme le surnomment ses opposants, considère les manifestations comme non-représentatives et financées de l'étranger pour lui nuire.

Le porte-parole du gouvernement déclare : "Au lieu de parler des chiffres, qui, encore une fois, si l'on en croit les médias libéraux occidentaux, sont stupéfiants, le nombre réel des gens dans les rues n'est heureusement pas aussi élevé. Nous voyons ces militants politiques, financés activement par M. Soros au cours des dernières années, se retrouver dans la foule et parmi les auteurs des attaques violentes contre la police. En outre, je dois vous dire que tout ce que vous voyez de la part de la police n'est qu'une réponse. Ces violences ne viennent pas de la police, mais sont une réponse à une foule violente qui a attaqué la police".

Les organisateurs parient maintenant sur des manifestations de même ampleur que celle des rassemblements de 2017 contre la fermeture de l'université financée par le milliardaire libéral américain George Soros.

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