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Les Hongrois contre la "loi esclavagiste" de Viktor Orbán

Les Hongrois contre la "loi esclavagiste" de Viktor Orbán
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REUTERS/Leonhard Foeger
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Quelques jours après l'adoption d'une loi polémique sur le droit du travail, la colère contre le gouvernement Orbán s'intensifie à Budapest.

Dimanche, plus de 15 000 personnes sont de nouveau descendues dans les rues de la capitale hongroise à l'appel de l'opposition et des syndicats. Pour la première fois, tous les partis d'opposition défilaient sous la même banderole : des Verts jusqu'à l'extrême droite.

"Nous critiquons la politique de ces huit dernières années et on espère pouvoir se débarrasser de ce gouvernement par des biais démocratiques", explique un jeune Hongrois.

Le texte qui a mis le feu aux poudres autorise les employeurs à imposer jusqu'à 400 heures supplémentaires à leurs salariés, soit l'équivalent de deux mois de travail, avec un délai de paiement porté à trois ans.

"Nous en avons assez ! Eux ils ont le droit de tout faire et nous, nous avons juste le droit de nous taire et de travailler jusqu'à l'épuisement !", a déploré Bernadett Szél, députée de l'opposition et ancienne co-présidente du parti LMP.

Les manifestants réclament également l'indépendance des médias publiques, ainsi que l'adhésion de leur pays au Parquet européen.

"Nous allons faire grève aux côtés des professeurs, des ouvriers du métal, des commerçants et de tous ceux qui sont contraints à faire des heures supplémentaires ou des remplacements sans être payés", a prévenu Tamás Székely, leader de l'Union des travailleurs de l'industrie chimique, qui manifestait dimanche soir à Budapest.

Des manifestations ont également eu lieu dans d'autres villes hongroises alors que certains maires ont appelé les entreprises à boycotter la "loi esclavagiste" telle qu'elle est qualifiée par ses contestataires.

Lors des trois premières soirées de contestation, quelques échauffourées avec les forces de l'ordre avaient été attribuées par le gouvernement à des "vandales à la solde de Soros", le milliardaire considéré comme ennemi public numéro 1 par le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán.