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Disparition de Sala, sur fond de transfert à polémiques

Disparition de Sala, sur fond de transfert à polémiques
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Son entraîneur à Nantes ne voulait pas qu'il parte, et le buteur n'était pas très chaud au départ pour aller à Cardiff: la disparition de l'avion d'Emiliano Sala survient dans le cadre d'un transfert qui a fait couler beaucoup d'encre.

Sala c'est 12 buts cette saison en L1. Alors pour Vahid Halilhodzic, technicien du FC Nantes et lui-même ancien attaquant vedette des Canaris, il n'était pas question qu'il parte au mercato d'hiver.

Mais les dirigeants de Cardiff ont fait de l'Argentin la recrue la plus chère de leur histoire, en déboursant près de 17 millions d'euros, selon les médias britanniques. Somme pas entièrement destinée à Nantes, la moitié allant à Bordeaux, club formateur de Sala. Les Girondins l'avaient vendu un million d'euros à Nantes il y a trois ans et demi.

Mercredi dernier, "Coach Vahid" comprend que ce transfert est inéluctable dès cet hiver (il sera officialisé samedi soir) et le Franco-Bosnien furieux préfère ne pas se présenter en conférence de presse après le match perdu (1-0) à Nîmes.

Vendredi, deux jours plus tard, Halilhodzic déverse son amertume devant micros et caméras. "Dernièrement, il s'est passé beaucoup de choses et je n'étais pas content. Je voulais garder ça pour moi. La langue de bois, ce n'est pas ma façon de fonctionner. Malgré l'obligation de parler après le match, je préférais payer une amende plutôt que de m'exprimer publiquement".

Il n'est pas le premier entraîneur nantais à se plaindre d'être tenu à l'écart de la gestion des transferts, pilotée directement par le président Waldemar Kita et son fils Franck, directeur général.

- "Il va gagner six fois son salaire" -

"Le président m'a appelé hier soir mais je n'ai pas répondu. Tout à l'heure, il m'a expliqué certains points. Chaque partie me parle de choses différentes", révélait-il encore vendredi dernier, visiblement dépité.

"Je me pose beaucoup de questions" sur la relation de confiance avec le président Kita, ajoutait-il.

Mais "Coach Vahid" n'en veut pas au joueur. "Emiliano est un garçon attachant. J'ai parlé avec lui. Il a 28 ans et il va gagner six fois son salaire actuel (les médias parlent d'un bond de 50.000 à 300.000 euros mensuels). J'aurais peut-être fait le même choix. Je voulais juste qu'on me mette au courant".

A l'origine, comme l'expliquait Olivier Quint, ancien joueur nantais et consultant pour France Bleu Loire Océan, Sala "ne souhaite pas se retrouver dans une équipe de bas de tableau (Cardiff est 18e sur 20 en Premier League) et préfère le championnat espagnol".

"Mais, s'il reste, il peut aussi se blesser ou ne plus marquer. Pas sûr qu'un club +repropose+ plus de 20 millions à Nantes", poursuivait Quint.

Sala a finalement accepté un contrat de trois ans et demi. "Je suis très content d'être ici. C'est un grand plaisir (...) Pour moi, c'est spécial (d'être la recrue la plus chère du club). Je suis venu ici pour aider mes coéquipiers et le club", avait commenté le joueur sur les réseaux sociaux de Cardiff à l'annonce de son transfert.

Lundi soir, il est repassé dans les locaux du FC Nantes prendre ses affaires et saluer ses ex-équipiers avant de prendre l'avion.

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