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Venezuela : ultimatum européen et réunion de crise à l'ONU

Venezuela : ultimatum européen et réunion de crise à l'ONU
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La pression internationale s'intensifie contre Nicolas Maduro. Samedi, la France, l'Allemagne et l'Espagne, ont lancé un ultimatum au président vénézuélien pour qu'il s'engage à organiser sous huit jours de nouvelles élections présidentielles, libres, transparentes et démocratiques. Un ultimatum décrit comme de l'ingérence et rejeté par Caracas. "Personne ne va nous donner des délais, ni nous dire si des élections doivent être convoquées ou non", a lancé le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza. "Q_ui êtes-vous pour donner un ultimatum à un gouvernement souverain?". "C'est de l'ingérence, infantile_", a-t-il ajouté.

Le conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni samedi en urgence malgré la pression de la Russie, qui soutient Maduro et voulait l'en empêcher. "Nous sommes ici pour exhorter toutes les nations à soutenir les aspirations démocratiques du peuple vénézuélien qui tente de se libérer de l'État mafieux illégitime de l'ancien président Maduro." (...) "Maintenant, il est temps que tous les autres pays choisissent leur camp. Sans tarder, on ne joue plus. Soit vous êtes aux côtés des forces de la liberté, soit vous êtes de mèche avec Maduro et son chaos," a déclaré Mike Pompéo, le secrétaire d'Etat américain.

"Le Venezuela ne représente pas une menace à la paix et à la sécurité. Si quelque chose représente une menace à la paix, ce sont les actions éhontées et agressives des Etats-Unis et de leurs alliés visant à évincé le président légitimement élu du Venezuela", estime pour sa part Vassily Nebenzia, l'ambassadeur russe à l'ONU.

L'Union européenne a quant à elle annoncé qu'elle "prendra des mesures" si des élections ne sont pas convoquées "dans les prochains jours". Mercredi, Juan Gaïdo, 35 ans, s'est autoproclamé président par intérim de son pays, pour dénoncer la prise de pouvoir de Maduro après des élections présidentielles jugées inéquitables par une partie de la communauté internationale.

Nicolas Maduro, soutenu par l'armée, appelle à la rébellion populaire contre ce qu'il qualifie de coup d'Etat.