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Venezuela : Nicolas Maduro souffle le chaud et le froid

Venezuela : Nicolas Maduro souffle le chaud et le froid
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Reuters/Carlos Garcia Rawlins
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Le président du Venezuela Nicolas Maduro souffle le froid et le chaud.

La justice vénézuélienne a ouvert une enquête contre Juan Guaido, le chef de l'assemblée nationale et auto-proclamé président par intérim. Il est accusé d'atteinte à la paix de la République. Le tribunal suprême lui a interdit toute sortie du territoire et a gelé ses comptes bancaires.

Des décisions qui n'ont pas étonné Juan Guaido. Pour lui, "la persécution et la répression sont les seules réponses du régime de Maduro".

Mais dans un geste d'ouverture, Nicolas Maduro l'a ensuite fait mentir en annonçant par l'agence publique de presse russe Ria Novosti qu'il était prêt à rencontrer l'opposition en présence de médiateurs internationaux.

Le résultat des pressions internationales ?

Soumis à d'intenses pressions internationales, il semblait être prêt à négocier. Mais, car il y a encore un mais, Maduro a ensuite rejeté l'idée d'organiser une élection présidentielle anticipée, l'annonçant pour 2025, pas avant.

Il a rejeté une nouvelle fois clairement l'ultimatum des Européens qui menacent de reconnaître Juan Guaido comme président par intérim légitime.

Il s'est en revanche déclaré prêt à soutenir des élections législatives anticipées.

Nicolas Maduro a aussi déclaré à l'agence de presse russe que le président américain "Donald Trump avait ordonné au gouvernement colombien et à la mafia de le faire assassiner".

L'armée toujours au centre du jeu

Maduro continue de se montrer entouré des forces armées dont il loue la loyauté.

Ce jour s'annonce dangereux car l'opposition entend redescendre en masse dans les rues de Caracas et appelle l'armée à les rejoindre et à soutenir Juan Guaido dans sa quête d'élections libres et transparentes.

Juan Guaido a le plein soutien des Etats-Unis qui lui ont confié les comptes bancaires du Venezuela présents sur leur territoire, alors que les sanctions commerciales américaines affectent un peu plus le quotidien difficile des Vénézuéliens.

En une semaine, les Nations unies ont dénombré 40 morts dans les manifestations d'opposants et des centaines de prisonniers politiques.

Le soutien de la Russie

Toujours dans son interview à l'agence de presse russe Ria Novosti, Nicolas Maduro a exprimé sa "reconnaissance" au président russe Vladimir Poutine, qui le soutient dans cette crise. Il a affirmé que le Venezuela continuait de recevoir "chaque mois" de l'armement russe, "le plus moderne au monde", dans le cadre des contrats en vigueur.

Le président vénézuélien a assuré que malgré la situation économique du pays, Caracas continuerait de payer ses dettes à la Chine et à la Russie, ses principaux créanciers : "Le Venezuela paye, toujours dans les temps".