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19 pays européens et 11 pays du groupe de Lima adoubent Juan Guaido

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En l'espace de 24 heures, une vague de soutien international a déferlé en faveur de Juan Guaido, le président de l'assemblée nationale du Venezuela, auto-proclamé président par intérim le 24 janvier dernier. Une fois passé et rejeté l'ultimatum lancé par sept pays européens au président contesté Nicolas Maduro, au moins 19 Etats membres de l'Union européenne ont reconnu la légitimité de Guaido pour organiser la prochaine présidentielle anticipée.

"La reconnaissance de la France et d'environ 20 pays est une reconnaissance pour vous, le peuple vénézuélien qui n'a jamais arrêté de se battre. Et nous ne nous arrêterons jamais jusqu'à ce que la démocratie et la liberté prévalent au Venezuela", a déclaré Juan Guaido lors d'un point presse.

Cependant le gouvernement italien, divisé, continue de bloquer l'adoption d'une déclaration commune de l'Union européenne, alors que le parlement européen s'était mis d'accord pour reconnaître Juan Guaido la semaine dernière. Et ce, malgré l'appel du président de l'hémicycle, l'italien de droite Antonio Tajani :

"Nous appelons une fois de plus le gouvernement italien à changer de position et à ne pas soutenir un dicateur cruel tel que Maduro. Et en disant cela, je parle au nom du parlement européen, ce n'est pas une position personnelle".

Réunis à Ottawa, hier, onze des quatorze pays du Groupe de Lima, qui réunit pays d'Amérique latine et des Caraïbes et le Canada, ont aussi appelé à un changement de gouvernement "sans usage de la force" au Venezuela et ont exhorté l'armée à se ranger derrière Juan Guaido :

Justin Trudeau, le Premier ministre canadien a aussi évoqué l'envoi d'urgence humanitaire :

"Aujourd'hui, le Canada intensifie ses efforts et annonce 53 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus pressants des Vénézuéliens sur le terrain, dont près de 3 millions de réfugiés."

Le président Maduro se montre constamment avec l'armée... Il refuse pour l'instant l'aide humanitaire proposée par les Etats-Unis et a révélé hier qu'il avait demandé l'aide du pape François pour amorcer un dialogue pour résoudre cette crise :

"Le Venezuela a droit à la paix, au développement, à avoir son propre modèle politique, à l'auto-détermination. Donc nous répondons aux menaces avec un appel au monde entier, un appel mondial à la solidarité, à se mobiliser pour la paix."

Juan Guaido lui continue d'appeler à l'envoi d'aide humanitaire aux frontières et appelle les militaires à laisser passer cette aide, pour montrer leur loyauté non pas à lui, mais au peuple vénézuélien.