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Le chef du gouvernement italien à son tour à Bagdad

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Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a été reçu mercredi par les dirigeants irakiens, la dernière d'une longue liste de visites diplomatiques dans ce pays pétrolier, écartelé entre ces deux grandes alliances américaine et iranienne.

M. Conte a notamment discuté avec le Premier ministre Adel Abdel Mahdi et le président Barham Saleh.

Il a évoqué avec eux la question de la lutte face au groupe Etat islamique (EI), contre lequel l'Irak a proclamé sa victoire fin 2017 au terme de trois années de combats menés avec l'appui d'une coalition internationale dont l'Italie fait partie.

Les dirigeants ont également évoqué la question de la reconstruction dans un pays ravagé par les violences depuis près de quatre décennies, ainsi que la préservation d'un patrimoine réduit en lambeaux par les jihadistes.

Lors d'une conférence de presse avec son homologue irakien, M. Conte a notamment indiqué que son pays aidait à "la formation de la police irakienne" et apportait son expertise avec l'Unesco, dans un pays qui compte cinq sites classés au patrimoine mondial de l'humanité et une douzaine d'autres à l'étude.

Depuis fin décembre, quand le président américain Donald Trump avait visiter ses troupes en Irak sans rencontrer aucun officiel, Bagdad a vu défiler les rois Abdallah II de Jordanie et Felipe VI d'Espagne, après les chefs de la diplomatie et de l'énergie des Etats-Unis et de l'Iran.

Deux jours avant M. Conte, le PDG de la compagnie pétrolière italienne Eni, Claudio Descalzi, a pour sa part rencontré le ministre du Pétrole irakien, Thamer al-Ghadbane, à Bagdad.

Eni, qui exploite l'équivalent de 475.000 barils par jour en Irak, avait alors indiqué que la production du champ de Zoubeir, dans la province méridionale de Bassora, avait plus que doublé depuis 2015.

En outre, la compagnie avait annoncé la mise en route prochaine d'une centrale électrique de 380 mégawatts, denrée précieuse dans un pays en pénurie d'électricité chronique depuis des années.

Cette question de l'électricité provoque chaque été des manifestations, parfois meurtrières, d'Irakiens excédés par la déliquescence des services publics, les coupures d'électricité et le détournement des fonds publics dans le 12e pays le plus corrompu au monde.

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