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Une journaliste iranienne accuse Trump d'utiliser une photo sans permission

@ Copyright : Yalda Moaiery
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Une photographe iranienne a critiqué le président américain Donald Trump pour avoir utilisé l'une de ses photos dans un tweet. Sur son compte Instagram, Yalda Moaiery a manifesté sa colère contre le Président américain.

"Cela aurait été un grand honneur pour moi si cette image avait été un symbole de liberté, dans le monde entier. Mais l'utilisation de la photo par le président Trump sans ma permission [...] me procure de la honte et une profonde tristesse".

Le Tweet, posté par Donald Trump le 11 février 2019 en anglais et en persan reprend une photo capturée en 2018 par Yalda Moaiery lors de manifestations d'universitaires à Téhéran, "dans des circonstances difficiles" estime la photojournaliste.

Le locataire de la Maison blanche s'en sert pour blâmer la République Islamique d'Iran : "40 ans de corruption, 40 ans de répression, 40 ans de terreur. Le régime en Iran n'a produit que 40 ans d'échec. Le peuple iranien qui souffre depuis longtemps mérite un avenir plus lumineux".

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My name is Yalda Moayeri, I’m 37 years old and I am a photojournalist from Iran. I am also the photographer of this photo. I took this picture a year ago during demonstrations around Tehran University. The circumstances were very difficult. I wasn’t able to reveal my identity for six months because I thought that being known as the photographer I might get me into trouble. But I came out as it’s important to show the situation in Iran in a clear and transparent manner. It would be a great honor for me if this image would be a symbol of freedom everywhere in the world. But having president Trump use it without my permission in a tweet in Persian even is a great shame for me and causes me deep sorrow. Because of his policies I, my family and my friends are forced to live under sanctions that are devastating our lives. Our currency lost 70 percent of its value. We all became poor. Even if I could go to America financially (I cannot) to visit my dad, I wouldn’t be able to go, as he has imposed a travel ban on the Iranians he says he cares so deeply for. This image shows my people and is for my people, and shouldnt be abused by this Mens in Washington. من يلدا معيري عكاس اين عكس هستم. اين عكس را يكسال پيش در روز ٩ دي ماه در جريان اعتراضات مردمي در دانشگاه تهران گرفتم و بخاطر ترس از دستگيري و مشكلات امنيتي كه ممكن بود براي خودم و خانواده ام پيش بيايد ٦ ماه هويت عكاس را مخفي نگاه داشتم.اين عكس در مقياس بسيار وسيعي در مطبوعات و رسانه هاي جهان منتشر شد و تبديل به نمادي از آزادگي و حريت در جهان شد كه طبعا براي من باعث بسي افتخار است.اما به عنوان يك ايراني كه هر روز و هر روز بيشتر از تحريمهاي ايالات متحده آسيب مي بيند، بخاطر تفاوت قيمت ارز و پول ملي قادر به مسافرت به كشورهاي همسايه هم نيست و به دليل قانون منع مسافرت آقاي ترامپ سالهاست از ديدار پدر و مادرش محروم مانده است، ديدن اين عكس در پشت توييت آقاي ترامپ و مصاحبه مطبوعاتي آقاي پمپئو و هر سياستمدار آمريكايي بزرگي ،شرمندگي زيادي به همراه دارد. اين عكس از مردم ايران و براي مردم ايران گرفته شده است و نبايد توسط هيچ كس ديگري مورد سواستفاده قرار بگيرد. #sanctions #Iran#donaldtrump #unitedstates #demonstration #tehranuniversity #freedom #abused

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La photographe critique par ailleurs le régime de sanctions américaines, qui a causé la chute de "70% de la valeur" de la monnaie iranienne. "À cause de cette politique, ma famille, mes amis et moi-même sommes obligés de vivre sous des sanctions qui dévastent nos vies. [...] Nous sommes tous devenus pauvres" a-t-elle écrit sur Instagram. Elle se plaint également du fait qu'elle ne peut pas se permettre de rejoindre son père aux Etats-Unis, et que même si elle en avait les moyens, le régime d'interdiction de visa imposé par Donald Trump l'en empêche.

Elle a ajouté que cette photo était destinée à son peuple, et non aux "hommes de Washington".

Moiaery, 37 ans, est une photographe de guerre et de conflits. Elle a capturé les effets des guerres dans de nombreux pays, notamment en Afghanistan, en Irak et au Liban.

Quand nous lui avons demandé si les autorités iraniennes l'avaient encouragée à s'exprimer, Moaiery a répondu que cette initiative était personnelle.

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