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La conquête du dernier réduit de l'EI en Syrie: plus d'une semaine de combats

La conquête du dernier réduit de l'EI en Syrie: plus d'une semaine de combats
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Depuis le 9 février, l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenue par Washington, mène une offensive "finale" contre l'ultime réduit du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie en guerre.

En voici les développements marquants.

- Le 9 février, les FDS, appuyés par la coalition internationale emmenée par Washington, annoncent leur "bataille finale" pour "éliminer" les jihadistes de leur ultime réduit d'une superficie de 4 km2, dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière irakienne.

- 10 février: un commandant des FDS fait état "de violents combats". Nos hommes avancent", dit-il. Les FDS estiment qu'entre "500 et 600" jihadistes se trouveraient encore dans la poche. Plusieurs centaines de civils y seraient également présents.

- 11 février: "Les FDS progressent lentement", avance l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), selon qui les snipers, les mines enfouies et les tunnels creusés par les jihadistes ralentissent les opérations.

Au moins 16 civils sont tués dans des raids aériens de la coalition internationale, selon l'Observatoire.

- Le 12 février, deux Françaises ayant fui le réduit indiquent à l'AFP que de nombreux étrangers se trouvent toujours dans la poche, assurant que l'organisation ultra-radicale tente d'empêcher leur sortie.

"Au Moyen-Orient, nos braves guerriers ont libéré pratiquement 100%" des territoires contrôlés par "l'EI en Irak et Syrie", dit de son côté le président américain Donald Trump. "Nous continuons à décimer ceux qui restent (...) Mais il y en a encore quelques-uns. Ils sortent. Ils s'enveloppent de bombes. Ils sont déments", ajoute-t-il.

- 13 février: avec leurs tireurs embusqués, leurs kamikazes et leurs contre-attaques, les jihadistes jusqu'au-boutistes ne cessent de compliquer l'avancée des combattants des FDS.

Des centaines de personnes, principalement des familles de jihadistes, souvent des étrangers, continuent de fuir les combats.

- 14 février: l'EI a aussi recours à des femmes kamikazes pour lancer des attaques suicide, déclarent les FDS. Les contre-attaques des jihadistes ont obligé les forces arabo-kurdes à battre en retraite. "On n'a pas de chiffres exacts, mais on peut donner une estimation: environ un millier de combattants et de combattantes" sont retranchés dans le dernier réduit de l'EI, d'après les FDS.

- 15 février: l'alliance mène des opérations de déminage et tente de repérer les tunnels creusés dans le réduit et qui ralentissent sa progression.

"Nous avons beaucoup d'annonces formidables en lien avec la Syrie et avec notre succès dans l'éradication du califat et cela sera annoncé dans les 24 heures", déclare Donald Trump devant les médias à la Maison Blanche.

- 16 février: la victoire sera annoncée "dans quelques jours", dit de son côté un commandant des FDS, selon lequel l'offensive a été ralentie en raison de la présence de "nombreux civils à l'intérieur" du réduit jihadiste.

Selon l'alliance, les jihadistes sont désormais assiégés dans un quartier dont la surface est estimée à environ un demi-kilomètre carré et retiennent en "otages" des membres des FDS.

- Nuit du 16 au 17 février: le président Donald Trump indique que le "califat est prêt à tomber", alors que, depuis plusieurs jours, il promet la défaite imminente de l'EI.

Sur Twitter, Il exhorte ses alliés européens à rapatrier et juger les centaines de jihadistes étrangers arrêtés en Syrie par les FDS au fil de leurs batailles.

"Il n'y a pas d'alternative car nous serions forcés de les libérer. Les Etats-Unis ne veulent pas que ces combattants de l'EI se répandent en Europe", fait valoir M. Trump.

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