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Vidéo 360° : la scolarisation des enfants réfugiés maliens en Mauritanie

Vidéo 360° : la scolarisation des enfants réfugiés maliens en Mauritanie
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En marge d'une édition d'Aid Zone en Mauritanie, dans le camp de Mbera, le seul du pays qui accueille des réfugiés venant du Mali, notre reporter Monica Pinna a découvert le travail de scolarisation mené par les humanitaires avec le soutien du service de l'Union européenne à l'aide humanitaire. Dans cette vidéo à 360°, nous découvrons comment fonctionnent ces classes regroupant des élèves qui ont vécu des traumatismes ou dont le parcours scolaire a été difficile.

Le camp de Mbera, dans le sud-est de la Mauritanie, près de la frontière avec le Mali, regroupe plus de 55.000 réfugiés maliens. 58% d'entre eux sont des enfants.

"Quel est le meilleur moyen de les protéger contre les abus et le mariage précoce, voire de leur éviter d'être recrutés par des groupes armés ? C'est l'école," indique notre journaliste Monica Pinna.

Environ 300 enfants sont scolarisés au niveau collège-lycée. Les cours ont lieu dans une tente en attendant qu'une école soit construite avec le soutien du service européen à l'aide humanitaire. Ils respectent le programme malien et intègrent des leçons d'arabe.

Besoin d'enseignants expérimentés

Trouver des professeurs expérimentés, c'est l'un des défis que doivent relever le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et l'UNICEF qui coordonnent la scolarisation dans le camp.

Mohamed Attacher, enseignant, nous explique son parcours : "J'ai fait mes études au Mali, je suis sorti d'un institut de formation des maîtres en tant que spécialiste en maths, physique, chimie niveau second cycle."

Surmonter les épreuves

Environ 6000 enfants sont scolarisés dans le camp sur les 20.000 qui sont en âge d'aller à l'école. Les enseignants doivent tenir compte du fait que leurs élèves ont vécu des traumatismes ou ont eu des parcours scolaires difficiles.

"Ce ne sont pas des élèves classiques parce qu'ils ont passé de nombreuses années sans aller en classe : ils n'ont pas très bien étudié au Mali parce qu'ils se cachaient dans le bush," fait remarquer Mohamed Ali Aghattaye, professeur d'anglais. "Donc ils ont rejoint les camps et on essaie ici de leur enseigner des choses du mieux qu'on peut," souligne-t-il.

Envie d'apprendre

Monica Pinna, accompagnée de Viola Bruttomesso, de l'UNHCR, nous emmène ensuite visiter la classe de CP de l'école n°4. Les élèves répètent les nombres et les lettres en français. Beaucoup lèvent le doigt et ont hâte de donner la réponse demandée par la maîtresse. Un empressement qui souvent, ne pourra se maintenir quand les enfants seront plus grands.

De plus en plus d'efforts sont aujourd'hui déployés pour augmenter les chances des élèves de primaire de poursuivre leur cursus dans le secondaire. L'an dernier, près de 2000 enfants ne se sont pas présentés pour l'examen de fin de primaire. Ceux qui l'ont passé ont eu un taux de réussite de plus de 60%.