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L'UE et la Ligue arabe insistent sur la nécessité de résoudre les conflits au Moyen-Orient

L'UE et la Ligue arabe insistent sur la nécessité de résoudre les conflits au Moyen-Orient
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Les dirigeants de l'Union européenne et de la Ligue arabe ont insisté lundi sur la nécessité de résoudre les conflits qui ensanglantent le Moyen-Orient au dernier jour de leur sommet inédit à Charm el-Cheikh (est de l'Egypte).

Lundi matin, de nombreux échanges ont eu lieu entre les dirigeants sur les conflits régionaux, dans un sommet qui rassemble depuis dimanche une quarantaine de chefs d'Etats et Premier ministres des deux rives de la Méditerranée.

Dans une intervention devant la presse, la chancelière allemande Angela Merkel a dressé une liste des sujets abordés avec ses homologues des deux entités: conflit syrien, Libye, Iran, combat contre le terrorisme islamiste.

Elle a également souligné la nécessité de parvenir à une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien et de résoudre "la terrible catastrophe humanitaire au Yémen".

Conscient de la difficulté de la tâche, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel a assuré à la presse: "si vous croyez qu'on se voit 24 heures à Charm el Cheikh et puis c'est la paix dans le monde et dans la région et que tout est fini, vous croyez au père Noël".

-"Première prise de contact"-

"C'était une première prise de contact entre les pays de la Ligue arabe et les pays européens. C'est la première fois qu'on se voit, j'espère qu'on va se revoir parce que c'est important d'échanger", a-t-il ajouté.

Dimanche soir, le roi Salmane d'Arabie saoudite, dont le pays est à la tête depuis 2015 d'une coalition militaire pour combattre les rebelles Houthis au Yémen, a évoqué ce conflit en fustigeant "l'intervention" iranienne.

Dans une approche similaire, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a déploré la situation en Syrie, au Yémen, en Libye. Dans ce contexte, il a dénoncé "les mains étrangères" impliquées, selon lui, dans ces conflits, dans une allusion à l'Iran et à la Turquie.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est de son côté efforcée de souligner les positions "communes" entre les deux blocs. "J'attends du sommet que nous abordions toutes ces questions avec un esprit positif", a-t-elle dit.

Pour les Européens, le sommet doit favoriser une coopération renforcée avec les pays arabes, afin notamment de permettre d'affirmer les positions de l'UE dans la région face à la Chine et la Russie, sur fond de désengagement américain.

Donald Tusk, le président du Conseil européen, a estimé dimanche que les deux régions voisines devaient travailler ensemble pour le "bénéfice" des "peuples", et ne pas céder le terrain "à des puissances mondiales loin de notre région".

Outre les conflits régionaux, les dirigeants, réunis dans la station balnéaire égyptienne placée sous haute protection policière, continuaient lundi de se pencher sur diverses préoccupations communes: les migrations, la sécurité, le réchauffement climatique et le développement économique.

Parallèlement, le dossier du Brexit a fait irruption dimanche dans le sommet, avec des déclarations de la Première ministre britannique Theresa May sur les négociations en cours avec ses partenaires européens pour tenter d'éviter une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord le 29 mars.

Le Parlement britannique devrait se prononcer sur la question "d'ici au 12 mars", a annoncé Mme May.

- Coopération arabo-européenne -

Mais les Européens et leurs homologues des Etats arabes ont dit vouloir avant tout se concentrer sur la coopération arabo-européenne.

Selon le secrétaire général adjoint chargé des affaires internationales, Khaled al-Habbas, la Ligue arabe attend du sommet de Charm el-Cheikh un "nouveau départ".

Quant à Mme Mogherini, elle a estimé que le Brexit n'était "pas (son) dossier". "Je parlerai de cela quand le Royaume-Uni deviendra un Etat tiers, ce qui n'est pas le cas", a-t-elle ajouté.

Dimanche soir, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a souligné la "participation élevée" au sommet, signe de succès selon lui pour son pays après une période d'instabilité politique et économique causée par la révolte de 2011 et la chute de Hosni Moubarak.

Le sommet organisé par les Egyptiens sous le slogan "investir dans la stabilité" est de fait une "bonne opération pour l'Egypte, qui montre en organisant ce sommet qu'elle revient sur le devant de la scène diplomatique", a commenté une source diplomatique occidentale.

Parmi les rares absents côté européen figurent, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, les dirigeants lituaniens et lettons ainsi que le président français Emmanuel Macron.

La France est représentée par son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et l'Allemagne par sa chancelière Angela Merkel.

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