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Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez en France pour les 80 ans de "la Retirada"

Hommage de Pedro Sanchez au Président républicain espagnol Manuel Azana
Hommage de Pedro Sanchez au Président républicain espagnol Manuel Azana Tous droits réservés ERIC CABANIS / AFP
Tous droits réservés ERIC CABANIS / AFP
Par Vincent Coste avec AFP
Publié le Mis à jour
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Pedro Sánchez est notamment venu rendre hommage à Manuel Azaña, dernier président de la République espagnole mort en exil en France en 1940. Dans un discours prononcé à l’occasion de ce déplacement, le dirigeant espagnol a mis en garde contre les "vents de la xénophobie" qui soufflent en Europe.

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C'était une petite visite, mais d'importance. Ce dimanche, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, s'est rendu en France, dans le Tarn-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales, à l'occasion de la commémoration des 80 ans de la "Retirada", cet exil massif d'Espagnols qui traversèrent les Pyrénées en février 1939 après la chute de la Catalogne aux mains des troupes du général Franco.

Le chef de l’exécutif espagnol a débuté son déplacement en France à Montauban. Dans le chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne, Pedro Sánchez est devenu le premier chef en exercice d'un gouvernement espagnol à se rendre sur la tombe du président républicain Manuel Azaña (1936-1939), mort en exil en 1940 dans cette localité du sud-ouest de la France. cette cérémonie a été perturbée

Il s'est ensuite rendu à Collioure, dans les Pyrénées-Orientales, pour se recueillir sur la tombe d'Antonio Machado, Pedro Sanchez a inauguré une plaque commémorative à cette occasion pour célébrer la mémoire du poète qui avait fui le régime de Franco il y a 80 ans.

La dernière étape de la visite du dirigeant espagnol s'est déroulé à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), où au moins 100 000 réfugiés ont été parqués dans un camp entouré de fils barbelés et qui avait été qualifié d'"enfer sur sable" par le photographe Robert Capa.

"Aujourd’hui j’ai pu me rendre sur leurs tombes et y déposer, au nom de l’Espagne, le respect de leur patrie, qui leur a été jadis refusé. C’est tard, très tard, c’est vrai. Des années sont passées depuis leur exil. L’Espagne aurait dû leur demander pardon pour cette infamie il y a bien longtemps" a déclaré Pedro Sánchez dans son discours.

Le président du gouvernement espagnol a terminé sa déclaration en mettant en garde contre la xénophobie en France et en Europe. Pedro Sanchez a ainsi dressé un parallèle entre l'exil des Espagnols fuyant alors "le fanatisme et la brutalité" franquistes et les "vents de la xénophobie qui soufflent" actuellement "dans toute l'Europe". "Cette semaine, des dizaines de tombes juives ont été profanées dans un cimetière français", a-t-il également rappelé, en référence à la résurgence des actes antisémites en France.

Avant Pedro Sanchez, un autre dirigeant socialiste espagnol s'était rendu sur la tombe de Manuel Azaña. Mais José Luis Rodriguez Zapatero, qui avait dirigé le gouvernement de 2004 à 2011, l'avait en 2015, alors qu'il n'était plus en exercice.

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