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Procès Nemmouche : la stratégie de la défense "choque" les victimes

Procès Nemmouche : la stratégie de la défense "choque" les victimes
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Le procès de la tuerie du musée juif de Bruxelles se poursuit sous haute sécurité.

Ce jeudi, la parole était à l'avocat de Mehdi Nemmouche, ce djihadiste français, revenu de Syrie, poursuivi pour un quadruple assassinats, mais qui continue de clamer son innocence, malgré les nombreux éléments contre lui.

Une "boucherie pour les parties civiles"

Devant la cour, la défense a écarté la thèse d'un attentat de l’État islamique. L'avocat de Mehdi Nemmouche affirme que son client a été "piégé" et que l'attaque ciblait en réalité des agents du Mossad, le renseignement israélien.

Le magistrat a également accusé des témoins à charge d'avoir menti, en particulier les journalistes, ex-otages en Syrie, qui ont reconnu Mehdi Nemmouche, parmi leurs geôliers.

"Toutes les thèses sur la non revendication par l’État islamique, on les a fait exploser les unes après les autres. Je le dis très sincèrement : c'est une boucherie pour les parties civiles, en tout cas leurs avocats", a indiqué après l'audience Sébastien Courtoy, l'avocat de Nemmouche.

Verdict dans une semaine

Une stratégie de défense jugée tour à tour "complotiste", "stupide" voire "choquante" par les avocats des parties civiles.

"C'est irrespectueux, quand vous voyez comment il traite les témoins, quand vous voyez ce qu'il a dit par rapport aux otages en disant qu'ils avaient menti, que c'était le roi des menteurs, alors qu'on sait qu'ils ont été pris en otage dans les conditions qu'ils ont racontées. Çà effectivement, c'est quelque chose de scandaleux", a rétorqué, l'avocat des victimes.

La tuerie du musée juif de Bruxelles, le 24 mai 2014, est considérée comme le premier attentat perpétré en Europe par un combattant jihadiste de retour de Syrie.

Mehdi Nemmouche avait été arrêté six jours après à Marseille en possession des armes utilisées et d'une veste présentant des "résidus" de tirs. Le verdict sera connu d'ici une semaine.