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PSG: cauchemardons plus grand

PSG: cauchemardons plus grand
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La boulette de Buffon, les ratés de Mbappé, les choix de Tuchel et cette peur tenace: le Paris-SG, éliminé par Manchester United, a connu une nouvelle soirée catastrophique en Ligue des champions, comme à Barcelone deux ans plus tôt.

. La même peur

"Encore une fois au même moment de la saison, on commet les mêmes erreurs..." Il flottait comme un air de déjà-vu au Parc des princes, pour les supporters comme pour Marquinhos, de toutes les désillusions européennes depuis son arrivée en 2013.

Depuis le quart de finale gâché face à Manchester City en 2016, qui a précédé deux piteuses éliminations dès les 8es, à Barcelone en 2017 après une incroyable "remontada" puis contre le Real Madrid l'an passé, le PSG a accumulé les traumatismes, et les fantômes qui donnent l'impression qu'il joue en infériorité numérique les grands matches.

Il fallait voir, après le but du 2-1 (30e), l'abattement des Parisiens qui ont joué dans un faux rythme durant toute la dernière heure.

Avec l'arrivée l'été dernier de l'entraîneur Thomas Tuchel et de Gianluigi Buffon, à l'expérience incomparable, le PSG a cru se doter d'un rempart mental contre le stress. Il faut croire que le mal est plus profond...

"Il y a dans la mémoire collective, de l'équipe et du club, cette +remontada+ qui existe", explique à l'AFP le préparateur mental Denis Troch, ancien joueur et entraîneur adjoint du PSG. Et même si, parmi les titulaires contre United, seulement quatre avaient débuté au Camp Nou, l'impact se ressent sur tous: "On peut profiter de l'environnement et aussi être impacté par des choses qui ne vous appartenaient pas à l'origine."

. Buffon, la même histoire

Comme le PSG, Buffon partage une histoire mouvementée avec la Ligue des champions: trois fois finaliste malheureux avec la Juve, le Toscan de 41 ans a connu un nouvel échec, à Paris cette fois, où il est pourtant venu pour glaner le dernier trophée prestigieux qui lui manque. Rassurant lors des poules, il a livré face aux Anglais son pire match de la saison.

Sa faute de main, en captant mal le tir de Marcus Rashford, a offert le 2e but à Romelu Lukaku et totalement relancé les Mancuniens. Il n'a pas été aidé par sa défense non plus, et notamment par Thilo Kehrer dont l'énorme erreur a conduit à l'ouverture du score dès la 2e minute.

Selon la presse italienne, "Gigi", qui n'a pas caché son désir de rester, devrait poursuivre son bail parisien au moins jusqu'en 2020, pour tenter de changer le cours de l'histoire...

. Les absents ont encore tort

Neymar était au Parc mercredi. Mais en tribunes. Comme face au Real Madrid un an plus tôt lors du 8e de finale retour. Porté par Kylian Mbappé et Angel di Maria, le PSG a cru pouvoir déjouer la malédiction qui le prive de sa superstar, achetée 222 M EUR en 2017 pour décrocher le titre suprême.

Mais le forfait de "Ney", touché à un pied, ajouté à celui d'Edinson Cavani, remplaçant après une blessure à une hanche, ont fini par trop peser: sans le Brésilien, l'animation a été trop prévisible, et l'absence de l'Uruguayen a fait ressortir les carences à la finition de Mbappé, qui a raté un face-à-face crucial contre David de Gea (84e), encore un autre après celui de l'aller qui aurait pu faire 3-0.

Neymar devait être rétabli à temps pour les quarts, en avril. Il le sera finalement pour le match de Ligue 1 contre Strasbourg le 6 avril.

. Tuchel, pas mieux qu'Emery...

Thomas Tuchel devait faire passer un cap à son équipe avec son management moderne, proche des joueurs, loin de celui pratiqué par Emery. Mais son bilan comptable sera moins bien! Après l'élimination en Coupe de la Ligue, le PSG ne peut espérer au mieux qu'un triplé Trophée des champions-Championnat-Coupe de France, alors que le Basque avait quitté le club sur une dernière saison à quatre trophées nationaux.

Après le match, l'Allemand a voulu "protéger ses joueurs", mais n'a pas non plus esquissé de mea culpa, préférant blâmer un "résultat fou", illogique, produit de plusieurs coups du sort. Cette défaite est pourtant la sienne aussi, d'autant qu'elle s'est produite sous les yeux de l'émir du Qatar qui a joué un rôle dans sa venue.

Pourquoi ne pas avoir sorti Kehrer plus tôt (70e)? Pourquoi ne pas avoir fait entrer Cavani plus tôt (90e+5)? Des questions subsistent sur les choix de Tuchel, qui n'a pas eu l'influence attendue.

"On est là parce qu'on croit en ce projet, dans le bon sens dans lequel il va", a déclaré Marquinhos. Mais une nouvelle élimination aussi rapide la saison prochaine, et c'est vers une fin prématurée qu'il se dirige...

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