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Indian Wells: Monfils, l'atout coeur

Indian Wells: Monfils, l'atout coeur
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Bien dans sa tête et dans son tennis, épargné par les pépins physiques, heureux en amour, tous les signaux sont au vert pour Gaël Monfils à Indian Wells où il pourrait retrouver mercredi Novak Djokovic, qu’il n’a jamais battu en 15 confrontations.

Pour les plongeons improbables, smashs étourdissants et autres coups spectaculaires qui en ont fait un des chouchous du public d’Indian Wells et d’ailleurs, il faudra repasser. Le Monfils 2019 impressionne avant tout par sa sérénité et sa solidité.

Comme a pu le constater l’Espagnol Albert Albert Ramos-Vinolas, balayé au 3e tour lundi en 72 minutes et deux sets 6-0, 6-3.

Le N.1 français est encore capable de petits “écarts” de conduite.

Dimanche, lors d’un match de double avec son compatriote Adrian Mannarino, il a ainsi voulu utiliser son téléphone portable à un changement de côté pour s’en servir comme d’un miroir après s‘être donné un coup de raquette au visage. Un petit rappel à l’ordre de l’arbitre et quelques plaisanteries, “La Monf”, talent rare au professionnalisme parfois limite, a brièvement fait son retour.

Mais depuis plusieurs semaines, le Parisien montre à 32 ans un tout autre visage, celui d’un joueur conquérant et serein qui a remporté en février à Rotterdam son 8e titre ATP et qui a atteint le dernier carré à Dubaï.

- “Je me sens bien” /p>

Relégué au 42e rang mondial il y a tout juste un an, il a fait son retour dans le top 20 mondial (N.19).

“Je suis bien, je travaille bien, je me sens bien”, reconnaît-il volontiers.

Avant de balayer l’idée que sa renaissance date d’il y a seulement quelques semaines.

“Cela fait un bon moment que je me sens mieux. Quand tout se met en place, on devient de plus en plus compétitif et cela fait pratiquement neuf mois que je suis bien en place”, assure-t-il.

Si Monfils est un phénomène aux capacités physiques hors norme, il est aussi prompt aux coups de blues soudains, quand sa vie loin des courts n’est pas au beau fixe.

Dans ce domaine, tout va bien: il a officialisé sa relation avec l’Ukrainienne Elina Svitolina, 6e joueuse mondiale, et le roi Roger Federer a même “béni” leur union dans une vidéo qui a fait récemment le délice des réseaux sociaux.

“On se soutient. On essaie de s’aider autant que possible, mais les gens doivent comprendre qu’on ne fait pas que parler de tennis. Moins on en parle, mieux c’est”, sourit Monfils.

Son renouveau, Monfils l’attribue aussi à son nouvel entraîneur, le Britannique Liam Smith qui a succédé fin 2018 au Suédois Mikael Tillstrom, et à son entourage, dont “une personne qui (le) suit mentalement, mais pas seulement”.

“J’ai fait une super préparation foncière, sans pépins. Quand tu fais un bon bloc avec les bonnes personnes, cela change pas mal de choses”, note l’ancien 6e mondial.

“Il est cyclique” –

Les autres Français du circuit n’ont jamais douté de son énorme potentiel, mais ils savent aussi que le plus dur commence pour Monfils: s’installer dans la durée.

“Je préfère le voir bien jouer avec la banane et que tout va bien que quand il est en dépression et qu’on ne peut pas l’appeler pendant trois mois. C’est Gaël, il est cyclique. Il y a des bons cycles et des moins bons cycles”, rappelle Gilles Simon, avec qui il s’est brièvement entraîné en 2015 sous les ordres de l’Allemand Jan de Witt.

Une victoire mercredi en 8e de finale contre Djokovic pourrait marquer un sacré tournant. A condition que le N.1 mondial batte d’abord l’Allemand Philipp Kohlschreiber mardi, dans un match très vite interrompu par la pluie lundi soir.

“Que je gagne ici ou pas, cela m’importe peu, je sais pour quoi je travaille, je sais que dans ce que j’ai envie d’accomplir, à un moment il va falloir le battre”, rappelle Monfils.

“Si je l’affronte et si je le bats ici, c’est cool, mais ce n’est pas ici que j’ai envie de le battre”, conclut-il, en pensant notamment à Roland-Garros, le tournoi du Grand Chelem où il a réussi ses meilleurs résultats avec une demi-finale en 2008 et trois quarts de finale.

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