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Fusillade aux Pays-Bas : un suspect d'origine turque arrêté, ses motifs peu clairs

Fusillade aux Pays-Bas : un suspect d'origine turque arrêté, ses motifs peu clairs
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La police des Pays-Bas qualifie les événements dramatiques qui ont eu lieu ce lundi à Utrecht, dans le centre du pays, de "potentiellement" terroristes. L'Agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme a affirmé que plusieurs fusillades ont été perpétrées dans la ville. Mais aucune autre information n'est venue confirmer ces hypothèses... Après une chasse à l'homme de plusieurs heures, l'auteur présumé des tirs a en tous cas finalement été arrêté en fin de journée.

Un suspect d'origine turque

Ce que l'on sait pour le moment concerne l'attaque du tramway : dans la matinée, vers 10H45, un homme armé a ouvert le feu à bord d'une rame. Au moins trois personnes ont été tuées et cinq autres ont été blessées, dont trois grièvement, c'est le dernier bilan qui a été donné par les autorités municipales. Les services de sécurité néerlandais n'excluent pas qu'il y ait eu d'autres agresseurs. En début d'après-midi, la police d'Utrecht a lancé un avis de recherche en publiant une photographie prise dans le tramway attaqué (voir ci-dessous). Selon elle, l'individu que l'on peut voir est d'origine turque et âgé de 37 ans.

Selon le service en langue turque de la télévision britannique BBC (ci-dessous ), le suspect aurait notamment séjourné en Tchétchénie et aurait été surveillé pour des liens présumés avec le groupe terroriste Etat islamique.

Mais l'agence de presse turque Anadolu cite des proches de Gökmen Tanis, le suspect, qui parlent au contraire d'un différend familial. Le suspect, en tous cas, était connu de la justice des Pays-Bas et a comparu récemment dans une affaire de viol.

Niveau d'alerte terroriste relevé

L'attaque dont on connaît quelques détails s'est déroulée sur la place du 24-Octobre, située près d'un pont d'Utrecht, une ville qui est parmi les plus grandes des Pays-Bas. Un journaliste de l'agence de presse néerlandaise ANP a témoigné avoir vu une victime, allongée sur la voie entre deux wagons du tramway et recouverte d'un drap. Tout le périmètre a été bouclé par les forces de l'ordre.

Dans l'agglomération, le niveau d'alerte en cas de menace terroriste a été porté à cinq, c'est à dire à son plus haut niveau. La sécurité a été renforcée dans les aéroports et autour des bâtiments officiels, les écoles ont dû fermer leurs portes. Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, s'est montré ferme : "Nous ne céderons pas face à l'intolérance", a-t-il déclaré.

Mais les déclarations du ministre de la Justice ne vont pas tout à fait dans la même direction : "Nous ne savons pas encore quelles sont ses motivations, a déclaré Ferdinand Grapperhaus. Nous n'excluons aucun type de motivation. Nous ne pouvons rien exclure, diverses informations circulent dans la presse, sur les réseaux sociaux , je l'ai dit lors de cette conférence de presse, s'il vous plaît, nous devons rester calmes, ne pas spéculer, il est important que l'enquête indépendante aille de l'avant. Oui, le suspect était connu du ministère de la Justice, il avait un casier judiciaire."