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Strasbourg, phénix du foot français, s'offre la Coupe de la Ligue

Strasbourg, phénix du foot français, s'offre la Coupe de la Ligue
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Strasbourg confirme sa renaissance: le club alsacien a arraché la troisième Coupe de la Ligue de son histoire en s'imposant aux tirs au but (0-0, 4-1 aux tab) contre Guingamp samedi à Villeneuve-d'Ascq, grâce au soutien indéfectible d'une marée de supporters.

C'est Lionel Carole qui a inscrit le dernier tir au but alsacien, avant un grand moment de communion avec le public. Le gardien Bingourou Kamara, auteur d'une parade lors de la séance fatidique, aura été l'un des héros de ce match difficile.

En huit ans, après la liquidation judiciaire de 2011, le Racing a réussi une incroyable ascension, depuis les tréfonds du football français, en cinquième division, jusqu'à ce titre inattendu.

Cette Coupe de la Ligue vient s'ajouter aux deux autres remportées en 1997 et 2005, de l'histoire ancienne. Elle récompense surtout le patient travail réalisé par le président Marc Keller, ancien joueur du Racing, qu'il a récupéré en 2012 et rebâti de fond en comble.

Elle consacre enfin la fidélité d'un public, toujours là, dans les bons comme les mauvais moments, et qui a littéralement envahi Lille durant toute la journée, à l'image du bruyant cortège parti du centre-ville pour rejoindre le Stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve-d'Ascq, à pied, en chantant, buvant et festoyant.

- Mur bleu -

Cette ambiance, "c'est une dinguerie, on a de la chance d'avoir un public qui est venu en masse, je pense que ça a fait la différence sur cette séance de tirs au but", a même lancé le milieu Anthony Gonçalves après la rencontre.

Combien étaient-ils dans l'enceinte ce soir, 20.000, 25.000 ou davantage ? Le mur bleu a pleinement joué son rôle dans une partie très difficile pour les hommes de Thierry Laurey, pourtant largement mieux classés que leurs adversaires en championnat (10e contre 18e...) .

Est-ce l'expérience récente des Guingampais en finales de Coupes de France (victoires en 2009 et 2014) qui leur a permis de bien mieux démarrer le match ?

Sans grand relief, les 90 premières minutes ont tourné à l'avantage des hommes de Jocelyn Gourvennec, plus entreprenants et dynamiques, à l'image de l'ailier droit Ludovic Blas, très disponible, et de l'attaquant Marcus Thuram.

Sous les yeux de son père, champion du monde 98, le fils Thuram a réalisé un bel enchaînement à la 16e minute sur son côté gauche, puis tenté sa chance, dans l'angle fermé, d'un ballon repoussé par Bingourou Kamara, auteur d'une jolie claquette.

Pour le reste, la première période a été bien pauvre, rythmée par quelques frappes largement au-dessus ou à côté et de nombreuses erreurs techniques, sur une pelouse qui comme on pouvait le craindre et comme l'ont déploré les joueurs à la pause, laissait à désirer.

- Wenger avant le match -

Plus âpre physiquement, le deuxième acte a laissé entrevoir un spectacle à peine meilleur, mais plus équilibré, entre les parades d'un très bon Kamara dans les cages strasbourgeoises face à Benezet (54e, 78e) ou la reprise ratée de l'Alsacien Adrien Thomasson (59e).

Il aura donc fallu en passer par les tirs au but pour s'en sortir, dans un exercice qui convient habituellement aux Guingampais. Mais cette fois, ce sont les Alsaciens qui ont remporté ce quitte ou double... avec parmi les beaux gestes une panenka de Dimitri Liénard et un arrêt de Kamara face à Rodelin.

Signe prémonitoire, c'est l'une des figures emblématiques de la région qui avait présenté la Coupe avant le coup d'envoi, l'ancien entraîneur alsacien d'Arsenal, Arsène Wenger.

Le trophée peut maintenant regagner l'Alsace où l'accueil sera forcément incroyable. Le Racing, "c'est la fierté de tout un peuple, le peuple alsacien", lançait Cédric, un trentenaire interrogé par l'AFP avant le match.

"Tous les ingrédients sont là pour faire un club qui dure, qui tient, qui ne s'enflamme pas. Avec un très bon président et de très bons supporters", assurait Nicolas.

Laurey avait déclaré sa flamme aux supporters la veille: "C'est plus que de l'amour, c'est beaucoup plus profond. Il faut vivre en Alsace pour comprendre ce que ça représente, que vous alliez dans un village retiré ou en centre-ville, avec un gamin ou un papy de 75 ans, on vous parle du Racing".

Son équipe a réussi une incroyable épopée en sortant Lille, Marseille, Lyon et Bordeaux, avant cette finale arrachée au forceps.

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