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May joue la carte Corbyn pour conclure le Brexit

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REUTERS/Simon Dawson
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Les rendez-vous cruciaux vont se multiplier ces prochains jours pour la Première ministre britannique, Theresa May. Un Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) doit se tenir mercredi 10 avril 2019, à Bruxelles. A deux jours, donc, de la nouvelle échéance du Brexit.

D'ici là, elle doit trouver une majorité pour adopter l'accord de sortie qu'elle a négocié avec les Vingt-sept, car elle peine à trouver un soutien suffisant dans son propre camp conservateur, tant les députés eurosceptiques ont repris de la vigueur. C'est le cas de Jacob Rees-Mogg. Il a l'intention de mener la vie dure à l'UE si les discussions autour de la sortie du Royaume-Uni devaient s'éterniser.

"Quand le prochain budget de l'Union européenne sera en discussion, si nous sommes toujours dans l'Union, nous aurons la possibilité d'y mettre notre veto."
Jacob Rees-Mogg
Député conservateur

"Quand le prochain budget de l'UE sera en discussion, si nous sommes toujours dans l'Union, avertit-il, nous aurons la possibilité d'y mettre notre veto et d'être coriace. J'espère que n'importe quel Premier ministre britannique sauterait sur l'occasion."

C'est, par conséquent, dans le camp adverse, du côté du parti travailliste de Jeremy Corbyn, que Theresa May pourrait trouver son salut. Un haut responsable travailliste, Shami Chakrabarti, a toutefois prévenu dimanche qu'il y avait peu d'espoir qu'un tel accord survienne d'ici au Sommet européen de mercredi prochain. Or, le temps presse.

"Nous attendons du gouvernement qu'il revienne vers nous et nous dise s'il est prêt à évoluer sur ses lignes rouges. Nous n'avons, jusqu'à présent, eu aucun signe de sa part suggérant qu'il est prêt à bouger."
Rebecca Long Bailey
Députée travailliste

"Pour le moment, nous attendons du gouvernement qu'il revienne vers nous et nous dise s'il est prêt à évoluer sur ses lignes rouges, a commenté la députée travailliste Rebecca Long Bailey. Nos discussions ont été intenses. Nous avons débattu sur de nombreux détails techniques. Mais nous n'avons, jusqu'à présent, eu aucun signe du gouvernement suggérant qu'il est prêt à bouger."

Le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, le Français Michel Barnier, a confié dimanche voir d'un bon œil les échanges en cours entre conservateurs et travaillistes britanniques. En cas d'accord, il a même ouvert la porte à une modification du texte sur les relations futures entre l'UE et le Royaume-Uni.