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Sommet des 16+1 en Croatie : la Chine continue de se placer en Europe

Sommet des 16+1 en Croatie : la Chine continue de se placer en Europe
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C'est à Dubrovnik en Croatie que le Premier ministre chinois et 16 dirigeants d'Europe centrale et orientale se sont retrouvés ce vendredi. Objectif : booster les relations économiques. C'est la 8e rencontre du genre et elle se déroule sous l'oeil inquiet de Bruxelles qui a obtenu cette semaine de Pékin la promesse d'une plus grande ouverture.

Le sommet a débuté avec l'inauguration du pont de Peljesac dont la construction a débuté en début d'année, un chantier stratégique financé par l'Union européenne et réalisé par des entreprises chinoises.

"Ce pont est un projet pilote à la fois pour la coopération '16+1' et la coopération entre la Chine et l'Union européenne", a assuré Li Keqian g lors de la cérémonie.

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Ces dernières années, Pékin a beaucoup investi en Europe centrale et orientale dans le cadre du projet chinois des "nouvelles routes de la soie" qui prévoit des infrastructures routières, ferroviaires et maritimes pour permettre l'acheminement des importations et exportations chinoises.

La Chine a par le passé annoncé une ligne de crédit de 10 milliards de dollars et un fonds de trois millions de dollars d'investissements pour les 16 pays d'Europe centrale et orientale qui ont retrouvé Li Keqiang en Croatie.

Mais jusque-là, le bilan est mitigé : certains grands projets sont en cours de construction, mais des investissements promis ont été reportés ou annulés.

Par exemple, la construction d'un des projets emblématiques des '16+1', un chemin de fer entre Belgrade et Budapest, vient tout juste de commencer en Serbie, cinq ans après avoir avoir été annoncée.

Malgré tout, le Fond monétaire international et la Banque mondiale accueillent favorablement ces projets transnationaux qu'impliquent les nouvelles routes de la soie, à une époque où ils estiment que le protectionnisme et les guerres commerciales menacent l'économie mondiale.

Christine Lagarde, directrice du FMI, déclarait hier :

"J'essaie de voir le verre à moitié plein, pas à moitié vide. Et ce qui devrait nous donner de l'espoir pour la coopération internationale et renouveler notre énergie, c’est que bon nombre des risques que j’ai mentionnés, bon nombre des nuages à l’horizon peuvent en réalité être traités efficacement et de manière positive, notamment par la politique intérieure et par la coopération internationale à des niveaux internationaux."

Cette coopération internationale, c'est précisément ce à quoi aspiraient les dirigeants européens et chinois lors de leur récent sommet à l'issue duquel Bruxelles et Pékin se sont engagés à promouvoir un commerce "fondé sur des règles" et à combattre "l'unilatéralisme et le protectionnisme".