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Soudan : l'appareil se fragilise

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Reuters
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Au Soudan, les manifestants sont déterminés à ne pas voir l'armée leur confisquer la transition à la tête de l'Etat, après la destitution du président Omar El Béchir, après 30 ans de règne, écarté du pouvoir il y a une dizaine de jours.

La rue exige la mise en place d'un gouvernement civil, au lendemain de la démission du président du conseil militaire et ex-ministre de la défense, auquel a succédé un général. Un conseil militaire qui reste sous pression, après avoir annoncé ce samedi le départ du chef des services de renseignement Salah Gosh, bras armé de la répression de ces derniers mois.

"Ibn Ouf a été déchu par la révolution, tout comme El-Béchir l'a été avant lui", lance un manifestant. "Abdel Fattah Abdelrahman Bourhane, c'est le nouveau, mais qui est-ce ? Et qu'est-ce qu'il va faire ou dire d'autre ? Va-t-il chanter nos slogans ou pas ? On ne vas pas se laisser avoir par les beaux discours, on va attendre de voir ce qu'il dit pour décider de la façon de traiter avec lui".

Les militaires ont assuré qu'ils se chargeraient de la transition pendant deux ans.

La contestation, qui a débuté en décembre, s'est intensifiée : elle a donné lieu à des milliers d'arrestations de manifestants et d'opposants, et à plusieurs dizaines de morts au cours de ces dernières semaines.