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Élections aux Philippines : Duterte espère renforcer son pouvoir

Le président Rodrigo Duterte lors d'un sommet franco-chinois en avril.
Le président Rodrigo Duterte lors d'un sommet franco-chinois en avril. -
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REUTERS / Kenzaburo Fukuhara
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Ils sont près de 62 millions d'électeurs, pour 18 000 mandats à renouveler, et un seul homme à plébisciter. Officiellement, les Philippins qui votent ce lundi 13 mai sont appelés à choisir leurs prochains maires, gouverneurs, leurs représentants à la Chambre basse et leurs sénateurs. Mais dans les faits, ce scrutin s'annonce comme un référendum officieux qui doit valider ou non la politique menée par le président Rodrigo Duterte depuis trois ans.

"La question est de savoir si les Philippins vont approuver ou rejeter le résultat des élections de 2016, analyse, Richard Heydarian", spécialiste de la politique philippine. "Est-ce qu'il s'agit d'une aberration, d'un accident de l'Histoire ? Ou alors le pays est-il entré dans une nouvelle ère, une nouvelle normalité ?"

Douze sièges pour changer la donne

Le principal enjeu de ces élections de mi-mandat tient dans le renouvellement de la moitié du Sénat. Depuis trois ans, la chambre haute est la seule institution à se mettre en travers des réformes les plus controversées du président. On peut citer le rétablissement de la peine de mort, l'abaissement de la majorité pénale de 15 à 12 ans, ou une réforme constitutionnelle qui lui permettrait de prolonger son passage au pouvoir - même s'il soutient ne pas souhaiter s'y maintenir après 2022 - en lui permettant de renouveler son mandat de 6 ans.

Jusqu'ici, le président philippin avait réussi à faire voter certaines de ces mesures par la Chambre des représentants, qui lui est acquise pour l'instant. Mais impossible de faire passer une réforme constitutionnelle sans l'approbation du Sénat et un référendum.

Controversé mais populaire

Depuis son élection, en 2016, le chef de l’exécutif philippin a été au cœur de de nombreuses polémiques. Ses saillies provocatrices et les mesures prises dans le cadre de la guerre qu'il mène aux trafiquants de drogue n'en finissent pas de choquer le monde occidental. Mais dans son pays, l'ancien maire de Davao continue à jouir d'une très grande popularité.

Sa politique anti-corruption et anti-drogues ont beau violer les principes fondamentaux des droits de l'homme, une partie de l'opinion salue son efficacité, et continue de le voir comme une alternative crédible à l'oligarchie libérale qui gouvernait jusqu'alors.

Son parti est donné favori dans ces élections.