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Les jeunes roumains tentent de mobiliser pour les européennes

Les jeunes roumains tentent de mobiliser pour les européennes
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Par Euronews
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Bien que les politiciens roumains ait fait le choix de surfer sur la vague eurosceptique de ces dernières années, un nombre important de jeunes roumains placent encore leurs espoirs dans le projet européen. Ils tentent de mobiliser avec les outils qu'ils connaissent le mieux : les réseaux sociaux.

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Ils ne militent pas pour un parti ou un politicien. Ces roumains-là sont étudiants, blogueurs, ou influenceurs. Ils n'ont qu'un but ces derniers temps : rendre l'élection européenne un peu plus séduisante.

Pour attirer l'attention et l'intérêt du grand public sur les enjeux du scrutin du 26 mai, certains en font un jeu, à base de devinettes inscrites sur des cartes.

Mobilisation des youtubeurs à succès

D'autres comme Mircea Bravo ont choisi l'humour, les vidéos sur Internet. Ces dernières atteignent régulièrement des centaines de milliers de vue. Ce youtubeur s'est fait connaître grâce à des farces, des tours qu'il joue aux inconnus dans la rue ou à la police... Cette fois, c'est sur les électeurs européens qu'il a jeté son dévolu.

Comme lui, d'autres youtubeurs ont décidé de sortir de leur registre habituel. Le résultat est un mélange de divertissement et de mémo pédagogique sur les institutions communautaires, à l'image de celles produites par Mikey Hash.

L'humoriste navigue aisément entre vidéos de chat et TedTalk sur le rôle des youtubeurs dans la société. Le jeune roumain a su profiter de sa base de followers pour mobiliser des troupes globalement pro-européennes, mais peu politisées, susceptibles de s'abstenir.

"Les citoyens ne voient l'Europe qu'à travers les hommes politiques locaux, constate le trentenaire. Cela peut poser problème parce qu'en Roumanie les gens peuvent se dire 'L'europe ça me va, mais pas les politiciens que nous avons ici.''

Selon lui, son rôle consiste à montrer que les enjeux communautaires et nationaux n'ont rien à voir. Et l'influenceur de dérouler son discours pro-européen: "Je pense que si nous sommes unis, nous sommes plus forts, et chaque pays de l'union européenne est prospère. C'est un fait. tout le monde peut en témoigner", estime-t-il.

Un travail de pédagogie sur le terrain

Il y a les réseaux sociaux, et ceux qu'on construit sur le terrain. Dans le quartier de l'université, les étudiants du Forum de la jeunesse de Roumanie répandent la bonne parole avec des méthodes plus traditionnelles, plus directes : prospectus, organisation de conférences.. ou la bonne vieille conversation en personne.

Alin Grigore préside le collectif. Il a sorti son ordinateur pour faire un peu de pédagogie auprès des jeunes avec qui il a engagé un dialogue. Son objectif : "vendre" le mieux possible les élections européennes. Le scrutin ne passionne pas les foules depuis l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne en 2007.

"En juin 2014, seulement 20% des jeunes sont allés voter, déplore le militant. Les jeunes comprennent la politique, mais pas très bien... Par exemple, ils ne comprennent pas la différence entre notre Parlement en Roumanie et le Parlement européen."

Contrer les eurosceptiques

La semaine dernière, la Roumanie a accueilli les 27 pour le sommet de Sibiu. L'évènemet a permis de susciter un peu plus l'intérêt des citoyens pour ce scrutin. Récemment, le courant eurosceptique a tendance à gagner du terrain dans le pays. Mais il faut rappeler qu'au sein de l'union, les roumains font partie des nations les plus favorables au projet européen.

En 2014, la participation avait atteint 32% environ. Cette année, la Roumanie a 32 sièges à pourvoir.

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