Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.

DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Alliance des nationalistes à Milan

Alliance des nationalistes à Milan
Tous droits réservés
عکس از رویترز
Taille du texte Aa Aa

C'était en quelque sorte l'acte fondateur de cette alliance dont Matteo Salvini entend faire la troisième force du Parlement européen. Le chef de la Ligue italienne avait samedi convié à Milan onze autres partis nationalistes pour une grand-messe du souverainisme. Devant des milliers de sympathisants et à une semaine des élections européennes, il a martelé à nouveau son message contre « l'Europe des élites ».

« Ici, il n'y a pas d'extrême droite, a scandé Matteo Salvini. Ici, il y a la politique du bon sens. Les extrémistes sont ceux qui ont gouverné l'Europe pendant 20 ans au nom de la pauvreté et de la précarité. Le 26 mars, nous allons conquérir l'Europe. Nous allons changer l'Europe ! »

Aux côtés de Matteo Salvini, le Néerlandais Geert Wildeers du Parti de la liberté, l'Allemand Jörg Meuthen du parti de l'AFD ou encore Marine Le Pen. Si d'autres comme le Hongrois Viktor Orban ont décliné l'invitation, refusant de s'afficher avec la cheffe du Rassemblement national, cette dernière s'est posée elle aussi en rassembleuse, s’essayant même à quelques mots d'italien.

« Chers amis, notre devoir désormais est d'écrire l'avenir de l'Europe ensemble. Le 26 mars, nous porterons cette révolution du bon sens dans toute l'Europe__», a déclaré Marine Le Pen à la tribune, place du Duomo.

Immigration, islam, sécurité et mondialisation… Répliquant aux thèmes phares des souverainistes, des manifestants ont donné de la voix fustigeant le populisme. Sur les façades milanaises, une autre forme de protestation, silencieuse mais bien visible.

« J'ai décidé de déployer cette banderole parce que le temps est venu de montrer nos visages et d'afficher sur les façades de nos immeubles notre raz-le-bol, de dire que trop c'est trop, explique Stefano, un résident de Milan. La politique de ce ministre et de cette formation ne nous représente pas et il est important que des voix dissonantes se fassent entendre. »

Preuve que l'actuel ministre italien de l'Intérieur est loin de faire l'unanimité à Milan, la ville dont il est originaire et dans laquelle il a débuté sa carrière.