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Amnesty accuse l'armée birmane de nouveaux "crimes de guerre" en Etat Rakhine

Un soldat birman patrouille dans l'Etat Rakhine, en septembre 2018
Un soldat birman patrouille dans l'Etat Rakhine, en septembre 2018 -
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Ye Aung THU
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L’armée birmane est coupable de “crimes de guerre”, d’“exécutions extra-judiciaires” et de “tortures” à l’encontre d’une faction armée rebelle de l’Etat Rakhine dans l’ouest de la Birmanie, a dénoncé mercredi Amnesty international.

La région, théâtre du drame rohingya, connaît depuis plusieurs mois une recrudescence des combats entre les militaires birmans et les rebelles de l’Armée d’Arakan (AA), qui lutte pour obtenir plus d’autonomie en faveur de la population bouddhiste (dite rakhine ou arakanaise).

Amnesty a déclaré dans un rapport disposer de “nouvelles preuves” montrant que l’armée birmane est actuellement coupable de “crimes de guerre et d’autres violations des droits de l’homme” contre l’ethnie rakhine. L’organisation humanitaire énumère dans ce rapport des cas d’“exécutions extra-judiciaires”, d’“arrestations arbitraires”, de “tortures” et de “disparitions forcées”.

Des allégations rapidement démenties par l’armée.

Les opérations militaires visent “à éliminer les terroristes” et sont menées “en évitant de faire du mal aux populations civiles”, a assuré à l’AFP le porte-parole de l’armée, le brigadier général Zaw Min Tun, ajoutant qu’ils “avaient pris soin de ne commettre aucun crime de guerre”.

Le document d’Amnesty, basé sur plusieurs dizaines de témoignages de différents groupes ethniques, des photographies, des vidéos et des images satellite, évoque sept attaques de l’armée à l’encontre de l’ ethnie rakhine au cours desquelles quatorze civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés.

L’armée “terrorise les civils”, a déploré Nicholas Bequelin, directeur d’Amnesty pour l’Asie du Sud-Est.

L’ONG accuse le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi de “garder le silence” sur ces exactions et de bloquer l’acheminement de médicaments et de nourriture ainsi que l’accès des organisations humanitaires à la région.

Sollicité, le porte-parole du gouvernement ne pouvait être joint dans l’immédiat.

Amnesty relève toutefois que même si la majorité des violences sont le fait des militaires, les rebelles de l’AA ont également “commis des abus contre les civils” en envoyant notamment à des responsables et des hommes d’affaires locaux des courriers contenant des balles.

L’Etat Rakhine est le théâtre du drame rohingya. Les violences de l’armée birmane et de milices bouddhistes contre ces musulmans, qualifiées de “génocide” par les enquêteurs de l’ONU, ont poussé depuis août 2017 plus de 740.000 d’entre eux à fuir vers le Bangladesh.

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