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Fusillade en Virginie : le temps des interrogations

Fusillade en Virginie : le temps des interrogations
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Les autorités de la ville américaine de Virginia Beach tentaient samedi de comprendre pourquoi un employé lourdement armé avait ouvert le feu la veille sur ses collègues des services municipaux, faisant 12 morts avant d'être abattu à l'issue d'une "fusillade longue et intense" avec la police.

Un par un, les visages des douze victimes ont été projetés sur un écran, accompagnés de brefs éléments biographiques, lors d'une conférence de presse riche en émotion samedi matin. Sept hommes et cinq femmes tombés vendredi sous les balles d'un de leurs collègues.

"Ils laissent derrière eux un vide que nous ne serons jamais en mesure de combler", a déclaré samedi matin le responsable administratif de la ville, Dave Hansen.

"Nous voulons que vous sachiez qui ils sont, afin que vous appreniez dans les jours et les semaines à venir ce qu'ils représentaient pour nous tous, pour leurs familles, leurs amis et leurs collègues", a-t-il poursuivi, indiquant que quatre personnes étaient toujours hospitalisées dans un état grave.

Le nom du tireur n'a en revanche été prononcé qu'à une seule reprise : DeWayne Craddock, un homme d'une quarantaine d'années employé depuis environ 15 ans aux services des travaux publics de la ville. Selon la presse locale, il s'agit d'un ancien engagé de l'armée américaine.

Il était environ 16H00 vendredi (20H00 GMT) lorsqu'il a fait irruption dans un bâtiment municipal, lourdement armé, avant de tirer "à l'aveugle", aux différents étages, sur toutes les personnes se trouvant sur son passage.

S'en est suivie une "fusillade longue et intense" avec la police, arrivée sur les lieux en l'espace de quelques minutes, a indiqué le chef de la police de Virginia Beach, James Cervera.

Un policier, touché lors de cet échange de coups de feu, a survécu grâce à son gilet pare-balles.

Après avoir passé au peigne fin "une scène de crime horrible", les enquêteurs tentaient toujours samedi de trouver ce qui avait pu motiver M. Craddock à passer à l'acte.

L'édifice municipal théâtre de la tuerie restait entièrement bouclé par la police, sous une pluie incessante. En plus des policiers locaux, des agents de la police fédérale (FBI) et des spécialistes en médecine légale entraient et sortaient de l'imposant bâtiment, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les autorités ont refusé de dire si le tireur était sous le coup d'une mesure disciplinaire au travail ou s'il avait des antécédents judiciaires. Le Wall Street Journal a rapporté qu'il avait été récemment licencié.

La police avait fait savoir vendredi soir que le tireur était armé d'un pistolet de calibre 45 équipé d'un silencieux, qu'il a rechargé à plusieurs reprises.

"Nous avons retrouvé d'autres armes sur les lieux", a souligné samedi matin M. Cervera, sans préciser lesquelles. D'autres armes ont également été retrouvées à son domicile.

Une voisine a confié à une chaîne locale du réseau CNN que M. Craddock semblait être un "solitaire". "Je ne l'ai jamais vu descendre les poubelles ou monter des courses, ni jamais vu personne entrer ou sortir de chez lui", a dit Cassetty Howerin.