Le Mexique ne veut pas d'une guerre commerciale avec les Etats-Unis

Le Mexique ne veut pas d'une guerre commerciale avec les Etats-Unis
Par Olivier Schneid avec AFP, Reuters
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

La porte-parole de la Maison Blanche a, vendredi 31 mai 2019, réitéré les menaces de guerre commerciale contre le Mexique, si le flux de clandestins ne s'arrête pas entre les deux pays. Le président mexicain a prôné le dialogue, plutôt que des menaces coercitives.

PUBLICITÉ

Le président des Etats-Unis met la pression sur son homologue mexicain, pour que celui-ci durcisse sa politique envers les clandestins candidats à l'immigration. Après avoir annoncé, jeudi 30 mai 2019, la mise en place de taxes douanières à partir du 10 juin, Donald Trump a envoyé sa porte-parole, Sarah Sanders, pour un rappel à l'ordre.

"Cela fait des mois que nous lançons des avertissements aux Mexicains, a-t-elle déclaré. Nous ne cessons de leur demander de faire plus contre les migrants. N'oubliez pas qu'il faut en moyenne 21 jours à un migrant pour passer la frontière entre nos deux pays. Cela leur laisse donc trois semaines pour casser ces groupes."

"Cela fait des mois que nous lançons des avertissements aux Mexicains."
Sarah Sanders
Porte-parole de la Maison Blanche

La porte-parole de la Maison Blanche fait allusion aux "caravanes" de plusieurs milliers de personnes qui tentent de franchir la frontière. Elles constituent une "menace pour la sécurité nationale", selon Donald Trump.

"Les mesures coercitives, telles celles annoncées par le président Trump, ne mèneraient à rien de bon."
Andrés Manuel López Obrador
Président du Mexique

"Nous allons agir avec prudence et avec respect à l'égard des autorités des Etats-Unis, a répondu le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador. Mais les mesures coercitives, telles celles annoncées par le président Trump, ne mèneraient à rien de bon."

Donald Trump a menacé d'augmenter progressivement les nouvelles taxes douanières de 5% à 25% d'ici octobre, si le Mexique ne répond pas à ses attentes, en empêchant les clandestins de passer la frontière. Mais l'équation est complexe, car une économie mexicaine subissant un tel choc s'affaiblirait... ce qui pourrait être contreproductif, en encourageant de plus de plus de personnes à tenter d'émigrer vers les Etats-Unis.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, doit rencontrer mercredi 5 juin, aux Etats-Unis, son homologue américain, Mike Pompeo.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Droits de douane : face aux menaces de Trump, Mexico joue l'apaisement

Mexique : la caravane de migrants progresse vers les États-Unis

Mexique : deux Américains tués sur les quatre enlevés, à cause d’un "malentendu" des ravisseurs