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DERNIERE MINUTE

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Londres espère un accord avec Trump

Londres espère un accord avec Trump
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HANNAH MCKAY
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Donald Trump attendait sa visite d'État au Royaume-Uni depuis le début de sa présidence lorsque Theresa May, qui fut sa première invitée à la Maison Blanche, l'avait elle aussi invité en retour.

Les réactions hostiles du public avaient eu pour conséquence de dégrader la niveau protocolaire de sa visite l'année dernière.

Il s'agit cette fois d'une visite d’État et l'enjeu primordial pour Londres est de préparer le Brexit et en avançant sur le délicat dossier des accords commerciaux.

David Henig, directeur du projet de politique commerciale britannique : "L'Union européenne représente 45 à 50 % des échanges commerciaux du Royaume-Uni, les États-Unis environ 20 %, de sorte que l'Union européenne est la plus importante de par sa taille, mais le problème est qu'ils ont des standards différents notamment en ces qui concerne les aliments ou la sphère technique. Or, on doit faut faire un choix et on risque de perdre 2 % du PIB en raison de barrières plus importantes avec Bruxelles pour ne gagner que 0,2 % avec à un accord commercial avec les États-Unis."

Les États membres de l'Union délèguent à Bruxelles le soin des négociations commerciales et en Europe les chancelleries suivent avec intérêt les efforts déployés par Londres pour trouver de nouveaux accords.

Michael Plouffe est un expert en relations commerciales.

Michael Plouffe, expert en relations commerciales : "On a vu comment Washington a négocié avec Séoul pour les accords commerciaux et cela montre que le Royaume-Uni ne devrait pas trop espérer de ces négociations."

L'électorat britannique est divisé vis-à-vis du président Trump et de sa politique.

L'année dernière, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue ont empêché le président américain d'accéder au centre de Londres.

Donald Trump avait essuyé l'affront d'un ballon gonflable sarcastique à son effigie dans le ciel de la capitale britannique.

Cette année encore, un ballon à l'effigie de Trump devrait être de retour dans le ciel de la capitale britannique et les organisateurs des manifestation espèrent une forte mobilisation.

Owen Jones, journaliste et militant : "Un accord commercial avec Trump, ce serait un recul pour l'environnement et le droit du travail, et cela ouvrirait le secteur de la santé aux multinationales américaines."

Sarah Elliot est membre du parti Républicain résidant à l'étranger et de son côté elle pense que ce n'est pas un bon moment pour manifester contre le président des États-Unis.

Sarah Elliott, Présidente des Républicains de Grande-Bretagne : "J'espère qu'à l'occasion de cette visite, où il s'agit des commémorations du 75e anniversaire du débarquement qui a forgé notre relation particulière, et bien j'espère que que les gens réfléchiront à deux fois avant de manifester."

Les trois prochains jours diront si cette visite d’État suffira à dessiner les grands traits d'une nouvelle alliance anglo-américaine post-Brexit.