Fusion avec Renault : Fiat Chrysler retire son offre, l'Etat français prend acte

Fusion avec Renault : Fiat Chrysler retire son offre, l'Etat français prend acte
Par Alice Euroe avec AFP, Reuters
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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a pris "acte" du retrait de l'offre de fusion avec Renault par Fiat Chrysler (FCA), et assure que l'Etat français avait travaillé "de manière constructive" sur ce projet.

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Coup de théâtre dans l'industrie automobile. Faute d'obtenir un engagement rapide de Renault, le constructeur Fiat Chrysler a retiré sa proposition de fusion avec le groupe automobile français. Impatient ? Non, le groupe italo-américain estime simplement que les conditions politiques ne sont pas réunies en France pour mener à bien un tel rapprochement.

Il faut dire que pour la seconde fois en 10 jours mercredi, le conseil d'administration de Renault n'a pas été en mesure de prendre une décision. Il semblerait que l'Etat français ait freiné la fusion pour ménager son allié Nissan pour ne pas risquer le divorce. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire va au Japon et a souhaité une nouvelle réunion du conseil d'administration mardi prochain, il regrette la décision précipitée de Fiat Chrysler, mais en prend acte.

Il avait demandé un court délai et des assurances, notamment que cette fusion respecte l'alliance Renault-Nissan. 

Tenu à l'écart des discussions entre Renault et FCA jusqu'à l'annonce du projet il y a dix jours, Nissan, dont Renault détient 43 % du capital, et qui contrôle 15 % de Renault, craignait d'être marginalisé dans l'opération mais y voyait aussi des opportunités en matière de partages de technologies.

Le rejet en avril par Nissan d'une proposition d'intégration renforcée avec Renault avait précipité les négociations franco-italiennes.

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