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Meeting de Montreuil: l'attraction Semenya

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Tous les yeux de la planète athlétisme seront braqués mardi sur Montreuil (banlieue parisienne), où Caster Semenya, engagée dans une bataille juridique contre la Fédération internationale (IAAF) et son règlement sur les athlètes hyperandrogènes, sera la principale attraction du meeting.

C’est un très joli coup qu’ont réussi les organisateurs de cette réunion, passés maîtres dans l’art d’accueillir des pointures mondiales malgré des moyens limités. La compétition avait déjà fière allure avec des cadors de la trempe de Christian Taylor, champion olympique et du monde du triple saut, d’Aries Merritt, détenteur du record du monde du 110 m haies, de Kerron Clement, roi du 400 m haies aux JO-2016, ou de Marie-Josée Ta Lou, médaillée d’argent sur 100 et 200 m aux derniers Mondiaux en 2017. Mais la venue de Semenya lui donne encore un peu plus de relief, offrant à l‘événement un retentissement international.

La double championne olympique du 800 m s’alignera sur 2.000 m, une distance qui n’existe pas en championnats et n’est pas ciblée par la législation entrée en vigueur le 8 mai, obligeant les athlètes hyperandrogène à faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs pour participer aux épreuves du 400 m au mile (1.609 m).

La Sud-Africaine (28 ans), déboutée le 1er mai par le Tribunal arbitral du sport (TAS), a pourtant gagné le droit de concourir sur le double tour de piste après la décision de la cour suprême suisse, saisie en appel, de suspendre provisoirement l’application des nouvelles règles de l’IAAF en attendant la tenue d’une nouvelle audience. Mais cette sentence, qui ne concerne que Semenya, est intervenue trop tard pour permettre un changement de programme et son incorporation sur le 800 m.

- Combat –

Semenya, devenue par la force des choses le symbole et la porte-parole des athlètes hyperandrogènes, poursuit ainsi son combat sur et en dehors de la piste et aura sans doute à coeur de frapper un grand coup sur 2.000 m, qui sera pour une fois le clou de la soirée. Car elle l’a dit et répété, il n’est “pas question” pour elle de prendre des médicaments pour satisfaire aux exigences de la Fédération internationale.

“C’est plus qu’un jeu, bien plus que du sport. On parle de dignité humaine, de fierté. Personne ne doit me dire quoi faire. Si des gens veulent m’empêcher de faire quelque chose c’est leur problème, pas le mien”, avait-elle lâché à l’issue de son dernier 800 m, remporté de manière magistrale (1:54.98) lors de la première étape de la Ligue de diamant à Doha, le 3 mai.

Le 2.000 m est certes une distance inédite pour la Sud-Africaine, mais elle sera forcément très motivée à l’idée de s’approcher de la meilleure performance de l’histoire, propriété de l’Irlandaise Sonia O’Sullivan depuis le 8 juillet 1994 (5 min 25 sec 36). Voire d’améliorer ce vieux chrono, histoire de faire un beau pied de nez à l’IAAF.

Les organisateurs l’ont d’ailleurs bien compris en programmant la course en clôture du meeting, où Semenya sera accompagnée par la Burundaise Francine Niyonsaba, sa dauphine aux JO-2016 à Rio et autre athlète hyperandrogène.

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