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1000 manifestants arrêtés, réponse du nouveau président kazakh à Euronews

1000 manifestants arrêtés, réponse du nouveau président kazakh à Euronews
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Après son élection contestée le week-end dernier, le nouveau président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, réagit dans un entretien exclusif à Euronews aux manifestations ayant donné lieu à 1 000 arrestations, qui ont elles-mêmes conduit à plus de 600 peines de prison. Il admet également des "fraudes".

Faute avouée, pas toujours pardonnée.

Le gouvernement kazakh admet qu'un millier de manifestants ont été arrêtés et condamnés cette semaine, à des peines de prison pour la majorité. Des citoyens descendus dans la rue pour contester le résultat de l'élection présidentielle du week-end dernier qu'ils jugent frauduleuse.

Scrutin démocratique ?

Officiellement, le scrutin a permis la victoire avec 71% des suffrages de Kassym-Jomart Tokayev, l'homme d'une succession soigneusement orchestrée par son prédécesseur Nursultan Nazarbayev, qui a régné sans partage sur le pays pendant 30 ans.

Dimanche, après l'annonce de sa victoire, le nouveau président jugeait dans un discours le scrutin tout à fait démocratique.

"Les citoyens ont fait usage de leurs droits constitutionnels, en se rendant aux urnes et en votant. C'est le choix d'un brillant futur pour notre peuple", avait-il déclaré dimanche.

Fraudes

En réalité, de nombreux observateurs internationaux affirment que les fraudes ont bien contribué à ce résultat.

Dans un entretien exclusif avec Euronews, le nouveau président kazakh admet des "fraudes" et dit vouloir faire amende honorable.

"J'admets qu'il y a eu des fraudes dans quelques bureaux de vote",a-t-il dit. "J'admets que si cela venait à être confirmé, des mesures seraient prises."

"Quant aux manifestants, qui ont investi la rue pour protester, nous allons étudier leurs revendications, en particulier leurs revendications sociales, car elles sont fondées sur la réalité d'une pauvreté. Ils demandent au gouvernement de trouver une solution à la pression sociale et aux problèmes économiques. Les autorités les ont entendus et nous allons travailler là-dessus".

Marionnette ?

Aucune élection n'a jamais été reconnue comme libre et indépendante par les observateurs internationaux au Kazakhstan, ex-république soviétique de 18 millions d'habitants.

Le président Tokaïev, qui a été Premier ministre et ministre des affaires étrangères sous l'ère Nazarbayev, tente de trouver l'équilibre diplomatique entre la Chine et la Russie.

Il va aussi devoir prouver avec le temps qu'il n'est pas juste la marionnette de l'ancien président.