Hong Kong : chronique d'une autonomie toujours plus menacée par Pékin

Hong Kong : chronique d'une autonomie toujours plus menacée par Pékin
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Hong Kong : un statut particulier

1er juillet 1997 : Hong Kong est rétrocédé à la Chine après un siècle et demi de domination britannique.

Le territoire dispose du statut de "Région administrative spéciale", ce qui lui confère une semi-autonomie, en dépit de la souveraineté chinoise. Ainsi, Hong Kong conserve sa propre monnaie et son système politique, mais n'a pas la main sur les questions de défense et de diplomatie. Un statut hybride théorisé par Pékin sous la formule "un pays, deux systèmes".

Avec plus de sept millions d'habitants, répartis sur 1.000 kilomètres carrés, l'archipel de Hong Kong est l'un des territoires les plus densément peuplés au monde. Sa position géographique, à la pointe sud de la Chine, le rend très dépendant de Pékin.

Défendre la démocratie et les libertés

Or, depuis la rétrocession britannique, il y a désormais 22 ans, les Hongkongais estiment que leur autonomie est menacée. Régulièrement, ils se mobilisent pour défendre la démocratie et, plus globalement, leurs droits fondamentaux face à l'emprise de la Chine.

Le 1er juillet 2003, date anniversaire du retour sous souveraineté chinoise, une marée humaine envahit les rues de Hong Kong pour dire non à un projet de loi qui menace les libertés publiques.

Autre mobilisation, qui témoigne de l'hostilité envers à Pékin, ces veillées aux chandelles qui se tiennent chaque année en mémoire des victimes de la répression de Tiananmen.

2014 : La "Révolte des parapluies"

En 2014, les Hongkongais se mobilisent à nouveau en masse. Plusieurs centaines de milliers de personnes se rassemblent dans les rues pendant plus de deux mois, paralysant des quartiers entiers. C’est la "Révolte des parapluies". Un mouvement de masse pour défendre une fois encore la démocratie et préserver le statut spécifique de l’archipel.

Les récentes manifestations témoignent encore de la volonté des Hongkongais de préserver ce qu'il leur reste d'autonomie.